et le temps
Les marques du temps
by PsychoMoi on nov.29, 2009, under Mes réflexions, Moi, et le temps, et ma famille, sur les humains
Je n’ai jamais eu peur de la mort. Cartésien de nature je considère que mon corps n’est qu’une masse de chair, d’os et de sang et que mon esprit le simple résultat des formidables facultés du cerveau. Tout s’arrêtera lors de mon dernier souffle qui, je le souhaites sera le plus rapide possible.
Cependant j’ai toujours été intrigué par les transformation que ce corps subit jusqu’au jour fatal. Même sur ce point je ne suis pas à proprement dit inquiét. Certain(e)s vivent très mal ces dégradations visibles ou invisibles. Et parmis eux des encores plus stressés qui vont jusqu’à croire que les artifices (crèmes, chirurgie) pourront eternellement leur faire croire qu’ils sont jeunes. Soyons réalistes, si ces personnes ont recours à de tels stratagèmes ce ne sont pas pour les autres mais pour se rassurer ou disont plutôt se mentir.
Je ne fais bien évidemment pas partie de cette catégorie. Je reste lucide et comme je le disais depuis longtemps je scrute ces modifications et mesure leurs impacts surtout en matière de perte d’autonomie. Heureusement je suis encore loin de ce stade. L’essentiel pour moi étant de pouvoir profiter de la vie comme je l’entends. Et pourtant.
Je vais bientôt entamer la dernière ligne droite me menant à mes 40 ans. Et j’en suis ravis. Autant les 18, les 20, les 30 ans sont passé sans aucune espèce d’incidence autant je compte pleinement fêter mes 40 ans. J’ai d’ailleurs depuis 3 ans prévus de passer ce jour fatidique à Manhattan ainsi que le jour de l’an qui suivra puisque je suis né un 29 décembre.
Comme beaucoup d’ados à l’époque ou j’étais au lycée je n’avais pas pleinement conscience de ma forme physique qui me permettait moultes activités avec un certain niveau. Je pouvais nager de grandes distances, rester en apnée un peu plus d’une minute, courir le 100m et arriver parmis les meilleurs de ma classe. je sais qu’aujourd’hui il me faudrait de longs entrainements pour revenir à une telle forme. Et je l’assume. Mon activité professionnelle me sédentarise à petit feu et mes loisirs, ormis mes voyages, en sont aussi la cause.
Du fait de l’hérédité j’ai perdu tôt mes cheveux et cela ne m’a jamais causé de problèmes. Habitué depuis le service militaire à une coupe très courte j’ai volontier prit ce pli qui reste la meilleure solution pour que cette calvitie naissante reste agréable. Ayant prit l’habitude de me couper moi-même les cheveux je constate depuis quelques mois l’apparition de cheveux blancs. Toujours du fait de l’hérédité je ne pense pas que je serai de la famille des poivre et sel. Mais peu m’importe.
Mon plus gros regret reste la dentition. Je n’ai jamais été ami avec le corps médical et c’est aussi le cas avec les dentistes. Mes parents n’ayant pas eu la force de caractère pour me pousser à aller régulièrement chez le dentiste et me donner les bonnes habitudes la situation se dégrada. J’ai aujourd’hui une dentition de merde. Je sais que tôt ou tard je devrais revoir ces charcutier de luxe pour parer au plus grave et cette perspective ne me plait pas du tout. Mais c’est une autre histoire.
Bon vivant je suis aussi bon mangeur. Et ceci associé à ma totale abscence d’activité sportive (pas nocturnes soyons serieux) j’ai comme beaucoup d’homme un petit bide que je tente de contrôller autant que faire se peut.
Quant aux rides cela me passe au dessus de la tête comme mon premier caleçon.
J’ai malgré ces constats une santé en béton et j’en suis pleinement conscient. Grâce à elle, pierre angulaire de toute vie agréable, je peux profiter.
Je le disais les 40 ans sont pour moi une fête, sorte de certificat de sagesse que je pense avoir atteint dans certains domaines. Mais pour autant je garde mon esprit d’enfant. J’ai sur mon bureau un bonhomme M&M’s distributeur de ces délicieuses cacahuètes enrobées de chocolat. J’ai toujours plaisir à voir des concerts, à jouer sur une console de jeux. Voir des spectacles, faire des bons repas, voyager, et régulièrement me faire des frayeures comme sauter en parachute. Et m’interesser à bien des sujets ainsi que de nombreuses passions comme les animaux. Et bien sûr faire des galipettes .. et encore plus depuis elle.
Et je me considère heureux de ce constat lorsque j’entends mes collègues pourtant parfois plus jeunes s’enfermer dans une vie monotone et déjà écrite depuis longtemps. Le bon vieux tryptique mariage, pavillon, enfant. Oh bien sûr des fois ils se font une petite folie .. aller au cinéma ou au restaurant. Mais en dehors de cela leur vie est fade, triste. Rythmée par les courses le week-end, les activités des enfants et leurs diners du week-end chez les beaux-parents ou avec toujours les même amis. Tout comme leurs discussions et leurs nuits. Je sais à voir leur regard envieu qu’ils sont depuis quelques temps tombés dans la monotonie aussi dans ce domaine. A croire que le monde disparait et qu’une fois leur objectif atteint il ne leur reste que leurs amis mariés avec enfants qui existent. A chaque fois que je les regarde je me dis que pour rien au monde j’aimerais vivre ce qu’ils vivent et encore moins ce qu’ils doivent ressentir lorsqu’ils constatent qu’au bout du compte leur vie ne se résume à rien. Evidemment ils s’empressent de mettre en avant .. leur(s) enfants .. puisqu’ils n’ont que ca. Mais tôt ou tard ils partiront et que leur restera-t-il ? Des années passées à les élever, avec la plupart du temps plus de difficultés que de plaisirs, et .. rien. Non définitivement ce genre de vie n’est pas pour moi.
Alors même si l’horloge tourne et que chaque année elle tourne encore un peu plus vite (étrange distorsion du temps d’ailleurs) je compte bien profiter encore et toujours. De chacune, de chaque mois, de chaque jour, de chaque heure comme je l’entends. Un seul « light motiv » ma liberté. Liberté d’aller et venir, penser et faire ce qui me chante du levé au couché. Fuir toute forme de contrainte ou d’obligation non acceptée par plaisir.
Mon cercle familiale se réduit comme peau de chagrin et je sais que les 10 prochaines années marqueront sa totale disparition me rappellant à chaque fois que je suis « le dernier ». Et à double titre puisque je suis le dernier porteur masculin du nom de famille qui est le mien. Lequel est très très très peu répandu dans notre pays et avec quelques très rares cas dans le monde. Mais c’est aussi le cadet de mes soucis.
Je serais alors « seul ». Je suis heureusement depuis longtemps préparé à ce moment. J’ai déjà totalement pris en charge les obsèques de ma mère, de sa mère ma grand-mère, je vis « seul » depuis assez d’années pour savoir que ce moment ne sera pas une difficulté même si j’aurais surement un petit pincement en repensant à ces bons moments que nous auront pus partager. Mais ils sont depuis longtemps bien loin et je ne suis pas du genre à me retourner sur le passé. Cela n’a aucune utilité et c’est une perte de temps humain et intellectuel inutile.
Mais d’ici là et même après je continuerais à vivre. Car au bout du compte pourquoi sommes nous sur terre ?
Cocoon(ing) ou Speed ?
by PsychoMoi on nov.20, 2009, under Moi, et le temps
Eh non, pas question dans ce billet de films. Je vous ai bien eu einh .. ? Bon ok je sors.. On peut bien rire un peu non c’est dredi !
J’ai déjà abordé le problème du temps dans un article. Et ce n’était pas sans raison. Je suis régulièrement, que dis-je toujours, confronté à ce dilemne entre nécessité de faire telle ou telle chose et besoin de .. ne rien faire. Vivre pour soi.
Et j’ai beau vivre seul je n’arrive toujours pas à ne rien avoir à faire à l’exception de trop rares moments de grâce ou dans la bulle le temps s’arrête même s’il passe trop vite dehors.
Et le pire c’est que je ne peux faire autrement et que je l’assume parfaitement. Cela ne m’embête pas d’être toujours à courir pour une raison ou une autre. Pourquoi je cours ? Parce que j’espère ainsi gagner des pouillèmes de temps que je pourrais ensuite utiliser pour moi.
J’ai un travail passionnant .. et envahissant j’en convient et je l’accepte aussi. Je ne pourrais supporter de rester derrière un bureau à regarder les nuages passer.
Mais à ce travail s’ajoute un contexte familiale particulier ou je suis régulièrement sollicité et ne peux refuser car la vie (au sens propre du terme) des rares personnes qui me sont chères en ce bas monde est en jeu.
Plus divers sollicitation « sociales » qui, même si je pouvais les refuser poliment me permettent de voir aussi d’autres têtes d’autres lieux.
Et comme chaque fin d’année viennent s’ajouter de nombreux anniversaires à souhaiter et donc des cadeaux à trouver qui viennent s’additionnent aux quelques cadeaux de Noël.
Autant lors de mon billet sur le sujet j’avais eu le temps de prendre le temps autant cette semaine, à l’exception d’une trop courte soirée et trop courte nuit, je n’ai pus me poser. Et il en sera de même pour le week-end à venir.
Je sais alors que je bascule dans un état que je qualifie de « télécommandé » pour ne pas « sombrer ». Cet état correspond à une manière d’aborder cette situation délicate selon un mode très simple : je cesse de penser à ce besoin vital pour moi d’avoir du temps à moi et je me jette dans ce que j’ai à faire sans vraiment y être. Pour bien comprendre il faut imaginer que mon corps agit mais mon esprit lui est .. en veille.
J’utilise ce fonctionnement en cas extrème. Mais ce subterfurge ne peut durer longtemps. Car après je passe en méthode d’urgence.
La méthode d’urgence consistant à tout envoyer valser (au figuré bien sûr) et m’enfermer dans mon antre tel un hermite sur son île déserte. Plus de téléphone, plus de mails, plus d’MSN je disparais de la terre. Et ce quoiqu’il arrive.
Ceci perturbe beaucoups ma famille ou mes amis mais ils commencent après quelques années à s’y faire. Et certains me jalouse même de pouvoir ainsi faire table rase pour me « reconstruire ».
Ce qu’ils ne comprennent pas c’est que ces moments sont vitaux pour moi. Solitaire que je suis j’ai besoin de n’avoir aucun contact avec des humains.
J’ai longtemps cherché à savoir pourquoi et je pense avoir trouvé. Si je ne suis pas seul, j’observe, j’analyse, et ce même en famille ou avec des amis. Je ne peux m’empêcher d’agir ainsi.
Mais l’instinct qui est le mien reprend ses droits parfois et me rappel à l’ordre afin que je ne sombre pas dans une douce folie. Et il me tarde que ce moment arrive.
Chronique d’une journée .. presque ordinaire
by PsychoMoi on oct.20, 2009, under Moi, et elle, et le temps, et mon travail
7h la radio s’allume en douceur et me fait émerger d’un sommeil réparateur. Je me retourne, elle m’accueil d’un baiser.
La journée commence avec ses rituels et nous passons 1h30 ensemble à échanger. Quelques pointes d’humour avec comme thème un film culte dont nous reparlerons peut-être bientôt ..
Puis l’autre vie reprend ses droits. J’arrive à mon travail à 8h, les couloirs, comme toujours, sont vides, le calme reigne encore et c’est tant mieux. Je ne saurais dire pourquoi mais je n’avais pas ma niak habituelle ce matin.
Les personnes que je croise, à qui je dis bonjour, me semble encore plus fades qu’à leur habitude.
Même mon 2ème café du matin ne fût pas accompagné de tartines ou de viennoiseries. Quelque chose ne va pas.
Pour tenter de redresser la barre je me jette dans les tâches qui sont les miennes et ne relève la tête qu’à midi pour aller déjeuner. Moi qui suis d’un appétit soutenu en général, je ressens pour une fois une totale abscence d’envie de manger. Je pioche au plus rapide et au plus léger. Carpaccio de boeuf, un yaourt, une banane.
Installé je reçois les remarques de rigueur « ben tu mange pas aujourd’hui » ? … Ma réponse déjà préparée (ils sont tellement prévisibles) je réponds d’un ton las « Non pas faim aujourd’hui ». J’étais ainsi garantie qu’il n’y aurait pas de suite.
Je remonte à mon bureau plus tôt qu’à mon habitude. J’ai une réunion à préparer pour 14h et même si je peux le faire au dernier moment je n’ai pas envie de courir.
13h45 la préparation est bouclée. Je jette un coup d’oeil autour de moi, une partie de mon équipe est au travail, il me reste un quart d’heure. Une pensée pour elle.
Je sais enfin ce qu’il manque. Sa voix. Pourtant j’en ai gardé l’écho toujours vivant dans mon esprit. Mais il ne me suffit plus.
Je sors du bureau pour m’isoler un peu, me dirige vers un autre bureau vide tout en sortant de ma poche mon téléphone. Moment de doute. Et si je dérangeais ? Elle a probablement finit de travailler et souhaite encore plus surement profiter de sa vraie journée.
Egoïstement je décide de poursuivre mon action. Je n’aime pas faire marche arrière. Je me mentierais à moi-même. Et si je dérange je m’effacerais avec la politesse qui convient.
J’ouvre les contact, j’apercois son regard, sélectionne le numéro et le téléphone engage la numérotation.
Je ferme les yeux. Même si cela doit être très court je veux être « avec elle » et pas dans mon environnement professionnel.
Rassuré sur le fait que mon appel impromptue n’est pas dérangeant la conversation s’engage. Avec fougue, passion, rires. Avec vie. Je n’ai qu’une envie, arrêter le temps. Les minutes filent à la manière de ces pièces de monnaies qui tombaient dans les anciennes cabines téléphoniques. Je ne peux les empêcher de filer.
J’aurais tant aimé ne pas revenir à la réalité, j’aurais tant aimé. Mais je suis à mon travail et dans cet univers je ne suis pas maître de tout. L’erreur n’est pas acceptable. Et même si pardonnable, elle revient toujours sur le tapis.
La réunion allait commencer et tous les convives étaient (et c’est bien la première fois, à croire que c’était fait exprès) tous déjà présents. Pourtant j’aurais pus. Il m’était facile de foutre ces gens dehors, annuler cette réunion ou ils s’étripent systématiquement, sortir et continuer à discuter.
Je la quitte. Trop vite, trop soudainement.
J’entre dans la grande pièce et d’un regard agacé je fixe chacun des participants. Ils comprennent que le ton n’était pas à la plaisanterie aujourd’hui. Ok pour la réunion mais qu’elle soit efficace !
Je mène la danse, comme toujours, puisque ces gamins ne sont pas capables de se discipliner. Mais mon esprit est ailleurs.
Soudain ces craintes, ai-je penser à lui dire au revoir ? .. Je le pense, même pressé ce n’est pas mon genre d’être aussi mal polis.
Ai-je penser à lui dire qu’elle me manquait ? .. Je l’ai pensé c’est sûr mais l’ai-je dis ?
Ai-je pensé à lui souhaiter une bonne après-midi ? .. Surement.
Quoiqu’il en soit il était trop tard. Je réintègre mon enveloppe et fait avancer la réunion. Il faut absolument que je me concentre.
Comme cela m’arrive parfois, je n’y arrive pas, mon corps est là et réagit comme je l’attends mais mon esprit est définitivement ailleurs.
Je mettrais toute l’après-midi à faire se réunir l’un et l’autre.
Je pars à 17h, la vie continue. Direction une autre concentration d’inconnus cette fois. Le centre commercial, quelques babioles à acheter, une veste à déposer au pressing. Je m’arrête dans un rayon. Nouvelle pensée pour elle, un sourire discret. Je saisis un article, qui sait peut-être le verra-t-elle. A moins que d’ici là je ne change d’avis. Ou ne sois pas conquis sur le bien fondé de cet achat. Je verrais bien.
Je continue mes achats, profite d’une caissière disponible pour régler au plus vite et repars direction chez moi.
Je dois encore m’évader, la soirée ne sera pas des plus plaisantes puisque je dois d’une certaine manière encore travailler, mais j’ai promis, je m’y tiendrais donc.
Les affaires rangées je commence à cherche une illustration pour ce billet. Rien ne me convient, le temps court à nouveau. Je dois agir et vite. Je prend mon appareil d’appoint et shoot pour prendre la photo qui apparait maintenant au debut de ce post. Puis commence sa rédaction. Comme toujours lorsque j’écris, pas de corrections, mes pensées apparaissent au rythme ou ma mémoire projette dans mon esprit les images et les ressentis de cette journée.
Elle aurait pu être ordinaire. Mais durant 10 minutes elle fût fabuleuse.
J’ai pris le temps
by PsychoMoi on sept.19, 2009, under Moi, et le temps

Dali
Voila que la journée se termine. Plus de 12h que je suis réveillé et qu’ai-je fait ?
Un réveil naturel à 6h30. Je ne mets jamais de reveil le week-end sauf en cas de rendez-vous prévu. Ce qui ne m’empêche pas de me reveiller toujours assez tôt quelque soit l’heure à laquelle je me suis couché.
Le téléphone sur la table de nuit sera mon premier contact avec la réalité. Je dévore des yeux un SMS très matinal d’elle, elle qui occupe une grande partie de mes pensées de ces derniers jours. A la manière d’une carte postale ce message numérique me fait voyager. Me transporte. Quelques mots, quelques « … » et me voila parti pour une belle journée (tiens ca me rappel une chanson). Il ne faut parfois pas grand chose … pour faire plaisir. Juste quelques mots. Je retourne la gentillesse ne sachant pas quand il serait consulté, ni si mes mots auront le même impact que les siens.
La matinée sera donc plutôt active, comparée à mes samedi habituels ou je décompresse d’une semaine généralement bien chargée. Mais je dois avouer que durant cette semaine de reprise, après 3 de congés, je ne me suis pas fouetté. Chose rare pour moi mais les derniers jours m’ont mis dans un état « autre » qu’à mon habitude et je ne compte pas lutter contre cela. Je sais que l’activité professionnelle que j’occupe se rappelera à moi bien assez tôt.
Après une rapide écoute des nouvelles du monde et un survol des sites d’infos du net j’ai très vite switché sur l’album de Radio Nova et l’écriture du post sur celui-ci. Son écoute m’ayant donné la sève nécessaire à une envie qui ne me prend que rarement : faire les boutiques.
Coutume généralement féminine à laquelle je ne participe d’habitude jamais car j’ai une aversion pour les cons et malheureusement ils pullulent dans les centres commerciaux.
Mais ce matin il en était autrement j’étais décidé à profiter, voir dépenser. Oui j’ai aussi cette pulsion. Pulsion me poussant à vouloir me faire plaisir et vite. Ayant la chance de gagner raisonnablement ma vie je peux m’offrir ce luxe.
De toute manière il me falait cet album et de plus j’avais à trouver un cadeau pour l’anniversaire de ma cousine. Laquelle fête ses 25 ans demain…
Alors direction la douche, habillage rapide et direction le centre commercial. 3 étages de boutiques. Beaucoups de vètements comme toujours dans ces centres mais le connaissant bien je vais à l’essentiel. Avant d’entrer dans l’arène je mets mon iPhone en mode iPod, plug les écouteurs, fume une dernière cigarette.
Je commence par « La Carterie » pour y trouver la pointe d’humour collant le mieux à cet âge et une babiole que je chercha en vain. Ma cousine habitant un petit studio, depuis peu mariée, et seule actuellement à travailler ses besoins sont plus monétaires que farfelus pourtant je ne peux me résoudre à lui offrir qu’un vulgaire chèque.
Ne trouvant rien qui me convienne je passe ma route. J’ai d’autres plans dans ma besace.
Me dirigeant vers la Fnac je passe devant « Nature et Découvertes ». Magasin que j’affectionne pour son calme relatif par rapport aux autres magasins. J’y trouve une sorte de sapin bonzaï à faire poussez soi-même. J’ai, parait-il, la main verte malheureusement la lumière qui m’est vitale autant qu’aux plantes n’est pas très présente chez moi. Malgré tout je le prend en me disant que si cela ne fonctionne pas si bien que cela chez moi je l’emporterais à mon bureau histoire d’accompagner l’actuelle plante qui fait l’admiration de mes collègues à chaque fois qu’il viennent m’emmerder avec leurs questions stupides.
Cette fois, décidé, je me dirige vers la Fnac. L’heure plutôt matinale se faisant le magasin n’est pas très peuplé et tant mieux. Je flane devant les iMac. Soupir. Non pas aujourd’hui mais noël sera surement une bonne excuse pour que je cède à cette tentation qui me trotte dans la tête depuis longtemps. Pourtant je resiste, mon petit coté raisonnable me sucurant, tu as déjà un énorme .. ordinateur sur ton bureau et à coté de celui-ci un portable tu ne vas quand même pas ajouter cet écran de 24″ splendide avec cet OS X subjugant de beauté et de simplicité. Non je passe mon chemin.
Passage au rayon des livres. J’aimerai en acheter mais je sais que je n’aurai pas le temps de lire. Que je ne prendrai pas le temps. Next.
Un rapide coup d’oeil sur les livres d’apprentissage du japonais. Mon voyage se fera surement en 2011 ce qui est court pour que je m’y remette mais aucune des méthodes ne me convient. Next.
Jeux vidéos. Bof plus rien de très inventif depuis pas mal d’années.
Rayon musique. Ah enfin ! Je trouve avec la détermination du tigre affamé ma proie. Et m’empresse de la capturer. Je continue mon survol du rayon et découvre avec plaisir qu’un nouvel album de Basement Jaxx est sortit. Je le saisi pour l’écouter aux bornes prévues à cet effet. Comme bien souvent le CD n’est pas encore reconnu et je le repose. Encore une bonne raison d’utiliser les réseaux P2P avec un plaisir non dissimuler de braver la loi !
Rayon téléviseurs. Je ne suis pas un fan de télé. Quand on voit ce qu’ils diffusent il me prend régulièrement l’envie de déclarer aux impôts que je n’en possède pas. Surtout quand on voit l’antiquité que je possède. Tube cathodique 50cm. A faire pleurer un vendeur. Cependant j’aime aussi le cinéma et la qualité des supports actuels, le Blue Ray pour ne pas le citer. Ici aussi je sais que tôt ou tard je craquerai pour un écran démesuré plat qui sera discrètement (?) fixé au mur. Mais j’attends de déménager pour cela.
Passage en caisse rapide. La foule n’est toujours pas arrivée et malgré le peu de caisses ouvertes je n’attends pas.
Je continue à flaner à « Maison du monde ». Pas d’envie particulière.
Je regarde l’heure, 11h40, j’appel une amie Véronique qui souhaitait que l’on déjeune ensemble pour voir si elle est toujours partante. Oui. rendez-vous à l’Hippopotamus. J’ai envie de viande et elle n’y voit pas d’inconvénients pour sa part.
Nous déjeunons, échangeons sur divers sujets. Cinéma entre autre. Elle est aussi une grande fan. Mais me dit que rien de très intéressant ne passe mais que « District 9″ pourrait m’interesser. Elle me connait et a tout à fait raison. Après vérification il passe à 13h15 au cinéma du centre mais .. en vf. Je n’aurais pas le courage ni l’envie de me rendre dans une autre salle pour le trouver en vo. J’abandonne l’idée.
Nous partons du centre, je la dépose chez elle. C’est sur mon chemin. Et rentre dans mon antre.
Nouveau tour d’horizon du net et de ses nouvelles.
Les 350gr d’entrecôte crient à la digestion et mon organisme demande un répit. Je m’allonge sur le canapé, pas le lit je risquerais d’y sombrer trop longtemps, pour une petite sieste digestive.
J’émerge à 17h30. La sieste n’est pas pour moi une habitude car j’en ressort dans un état vaseux que j’apprecie peu. Vite un café pour passer ca.
Un mail m’avertit d’un commentaire en ce lieu. Lecture, réponse. Nouveau coup d’oeil à l’heure, puis dehors. La lumière diminue, signe de l’arrivée de la nuit. Je réalise, comme souvent, que cette journée est passée bien trop rapidement.
Voila quelques années que ce constat traverse mon esprit régulièrement. Et il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser que la vraie richesse d’une vie n’est pas dans l’argent ni l’amour. Mais le temps. Oh bien sûr les rentiers et autres millionaires en ont. De fait. Mais leur surplu d’argent est généralement un élément qui leur fait oublier la chance qu’ils ont d’avoir du temps.
Certaines personnes de mon entourage ne comprennent pas pourquoi je prend plaisir à « ne rien faire ». je leur rappel alors qu’ils passent en moyenne 10h de leur journée en transport et travail, plus 6h minimum à dormir, plus 4h à manger, ranger, laver … Ce qui fait un total de 20h sur 24. Soit environ 84% d’une journée. Si j’extrapole en retirant le début et la fin de vie, nous passons donc 80% de notre vie à ne rien faire d’interessant. Sauf manger peut-être je vous le concède. Etant moi-même un gourmet.
Alors je ne vais pas « gâcher » ma vie à forcément l’occuper .. pour l’occuper. La vie n’est pas une lutte au temps libre. La vie regorge de plaisirs qui demande que l’on s’y arrête pour les observer et en profiter. Et c’est ce que je fait.
Je suis aussi un boulémique de la vie. J’ai une soif, qui ne sera jamais assouvie, d’apprendre, de découvrir.
Mais le temps me manque. Et ce n’est pas à la retraite que je pourrais faire tout ce que je souhaites.
Alors parfois j’arrête tout. Et je ne fais rien. Comme aujourd’hui. Une journée de répit comme je les apprécies. Une journée ou je me dit « j’ai pris le temps ».
Je sais que celle de demain ne sera pas « à moi ».