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et ma famille

Les marques du temps

by PsychoMoi on nov.29, 2009, under Mes réflexions, Moi, et le temps, et ma famille, sur les humains

Vieillir-comme-on-a-vecu-a18867909Je n’ai jamais eu peur de la mort. Cartésien de nature je considère que mon corps n’est qu’une masse de chair, d’os et de sang et que mon esprit le simple résultat des formidables facultés du cerveau. Tout s’arrêtera lors de mon dernier souffle qui, je le souhaites sera le plus rapide possible.

Cependant j’ai toujours été intrigué par les transformation que ce corps subit jusqu’au jour fatal. Même sur ce point je ne suis pas à proprement dit inquiét. Certain(e)s vivent très mal ces dégradations visibles ou invisibles. Et parmis eux des encores plus stressés qui vont jusqu’à croire que les artifices (crèmes, chirurgie) pourront eternellement leur faire croire qu’ils sont jeunes. Soyons réalistes, si ces personnes ont recours à de tels stratagèmes ce ne sont pas pour les autres mais pour se rassurer ou disont plutôt se mentir.

Je ne fais bien évidemment pas partie de cette catégorie. Je reste lucide et comme je le disais depuis longtemps je scrute ces modifications et mesure leurs impacts surtout en matière de perte d’autonomie. Heureusement je suis encore loin de ce stade. L’essentiel pour moi étant de pouvoir profiter de la vie comme je l’entends. Et pourtant.

Je vais bientôt entamer la dernière ligne droite me menant à mes 40 ans. Et j’en suis ravis. Autant les 18, les 20, les 30 ans sont passé sans aucune espèce d’incidence autant je compte pleinement fêter mes 40 ans. J’ai d’ailleurs depuis 3 ans prévus de passer ce jour fatidique à Manhattan ainsi que le jour de l’an qui suivra puisque je suis né un 29 décembre.

Comme beaucoup d’ados à l’époque ou j’étais au lycée je n’avais pas pleinement conscience de ma forme physique qui me permettait moultes activités avec un certain niveau. Je pouvais nager de grandes distances, rester en apnée un peu plus d’une minute, courir le 100m et arriver parmis les meilleurs de ma classe. je sais qu’aujourd’hui il me faudrait de longs entrainements pour revenir à une telle forme. Et je l’assume. Mon activité professionnelle me sédentarise à petit feu et mes loisirs, ormis mes voyages, en sont aussi la cause.

Du fait de l’hérédité j’ai perdu tôt mes cheveux et cela ne m’a jamais causé de problèmes. Habitué depuis le service militaire à une coupe très courte j’ai volontier prit ce pli qui reste la meilleure solution pour que cette calvitie naissante reste agréable. Ayant prit l’habitude de me couper moi-même les cheveux je constate depuis quelques mois l’apparition de cheveux blancs. Toujours du fait de l’hérédité je ne pense pas que je serai de la famille des poivre et sel. Mais peu m’importe.

Mon plus gros regret reste la dentition. Je n’ai jamais été ami avec le corps médical et c’est aussi le cas avec les dentistes. Mes parents n’ayant pas eu la force de caractère pour me pousser à aller régulièrement chez le dentiste et me donner les bonnes habitudes la situation se dégrada. J’ai aujourd’hui une dentition de merde. Je sais que tôt ou tard je devrais revoir ces charcutier de luxe pour parer au plus grave et cette perspective ne me plait pas du tout. Mais c’est une autre histoire.

Bon vivant je suis aussi bon mangeur. Et ceci associé à ma totale abscence d’activité sportive (pas nocturnes soyons serieux) j’ai comme beaucoup d’homme un petit bide que je tente de contrôller autant que faire se peut.

Quant aux rides cela me passe au dessus de la tête comme mon premier caleçon.

J’ai malgré ces constats une santé en béton et j’en suis pleinement conscient. Grâce à elle, pierre angulaire de toute vie agréable, je peux profiter.

Je le disais les 40 ans sont pour moi une fête, sorte de certificat de sagesse que je pense avoir atteint dans certains domaines. Mais pour autant je garde mon esprit d’enfant. J’ai sur mon bureau un bonhomme M&M’s distributeur de ces délicieuses cacahuètes enrobées de chocolat. J’ai toujours plaisir à voir des concerts, à jouer sur une console de jeux. Voir des spectacles, faire des bons repas, voyager, et régulièrement me faire des frayeures comme sauter en parachute. Et m’interesser à bien des sujets ainsi que de nombreuses passions comme les animaux. Et bien sûr faire des galipettes .. et encore plus depuis elle.
Et je me considère heureux de ce constat lorsque j’entends mes collègues pourtant parfois plus jeunes s’enfermer dans une vie monotone et déjà écrite depuis longtemps. Le bon vieux tryptique mariage, pavillon, enfant. Oh bien sûr des fois ils se font une petite folie .. aller au cinéma ou au restaurant. Mais en dehors de cela leur vie est fade, triste. Rythmée par les courses le week-end, les activités des enfants et leurs diners du week-end chez les beaux-parents ou avec toujours les même amis. Tout comme leurs discussions et leurs nuits. Je sais à voir leur regard envieu qu’ils sont depuis quelques temps tombés dans la monotonie aussi dans ce domaine. A croire que le monde disparait et qu’une fois leur objectif atteint il ne leur reste que leurs amis mariés avec enfants qui existent. A chaque fois que je les regarde je me dis que pour rien au monde j’aimerais vivre ce qu’ils vivent et encore moins ce qu’ils doivent ressentir lorsqu’ils constatent qu’au bout du compte leur vie ne se résume à rien. Evidemment ils s’empressent de mettre en avant .. leur(s) enfants .. puisqu’ils n’ont que ca. Mais tôt ou tard ils partiront et que leur restera-t-il ? Des années passées à les élever, avec la plupart du temps plus de difficultés que de plaisirs, et .. rien. Non définitivement ce genre de vie n’est pas pour moi.

Alors même si l’horloge tourne et que chaque année elle tourne encore un peu plus vite (étrange distorsion du temps d’ailleurs) je compte bien profiter encore et toujours. De chacune, de chaque mois, de chaque jour, de chaque heure comme je l’entends. Un seul « light motiv » ma liberté. Liberté d’aller et venir, penser et faire ce qui me chante du levé au couché. Fuir toute forme de contrainte ou d’obligation non acceptée par plaisir.

Mon cercle familiale se réduit comme peau de chagrin et je sais que les 10 prochaines années marqueront sa totale disparition me rappellant à chaque fois que je suis « le dernier ». Et à double titre puisque je suis le dernier porteur masculin du nom de famille qui est le mien. Lequel est très très très peu répandu dans notre pays et avec quelques très rares cas dans le monde. Mais c’est aussi le cadet de mes soucis.

Je serais alors « seul ». Je suis heureusement depuis longtemps préparé à ce moment. J’ai déjà totalement pris en charge les obsèques de ma mère, de sa mère ma grand-mère, je vis « seul » depuis assez d’années pour savoir que ce moment ne sera pas une difficulté même si j’aurais surement un petit pincement en repensant à ces bons moments que nous auront pus partager. Mais ils sont depuis longtemps bien loin et je ne suis pas du genre à me retourner sur le passé. Cela n’a aucune utilité et c’est une perte de temps humain et intellectuel inutile.

Mais d’ici là et même après je continuerais à vivre. Car au bout du compte pourquoi sommes nous sur terre ?

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Ami ?

by PsychoMoi on oct.13, 2009, under Mes réflexions, Moi, et ma famille, sur les humains

17911931En revoyant le titre de mon post d’hier, un détail a attiré mon attention. Ce mot « amis ».

Comme je l’ai fait beaucoup utilisent ce terme sans nécessairement en mesurer la signification. Ou plutôt, l’utilisent de manière « générique ».

Combien répondent à la question « C’est qui untel ? » … « Un ami » ..

Sans parler qu’avec l’essort des réseaux sociaux certains ont pour obsession l’accumulation de prétendus amis.

Et dans cette course effrénée il est aisé de repérer ces compétiteurs aguéris. Là où la plupart oscillent entre 10 et 20 personnes (famille incluse) d’autres dépassent 50 voir la centaine.

Il est évident que sur autant de personnes beaucoups ont juste été croisées lors d’une soirée ou d’un verre. Ce sont donc d’illustres inconnus au bout du compte. Mais non, ils sont élevés au rang d’amis. Quel intérêt ?

Ne pas passer pour un associale ? Donner l’impression qu’on est « aimé » et pas « seul au monde » et donc pestiféré ?

Pour comprendre un peu mieux jetons un oeil à la définition Wikipédia :

L’amitié est une inclination réciproque entre deux personnes (ou plus) n’appartenant pas à la même famille, parfois c’est une amitié de groupe.

Le meilleur ami est, comme son nom l’indique, l’ami d’une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l’unissent aux autres personnes. L’amitié en son état pur est inconditionnelle, c’est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l’amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d’esprit, un lien particulier qui unit deux êtres.

« Une inclination réciproque » un peu comme en matière de sondage il est aisé d’interpréter comme on veut ce terme d’inclinaison. Si une inclination signifie être capable d’echanger avec une personne sans se mettre sur la tronche au bout de cinq minutes alors oui moi aussi j’ai des milliers d’amis.
Tout comme j’ai une inclination pour mes collègues de travail, avec qui j’ai partagé de longues soirées voir nuits .. et pourtant je n’irais pas qualifier ces personnes d’amis.
Passons maintenant à ces personnes qui s’auto invitent régulièrement pour un repas. Il est tentant de les nommer « amis ». Mais sur le lot, toutes ces personnes, et leur conjoints bien sûr (car ne dit ont pas les amis de mes amis .. sont mes amis ?) sont ils vraiment tous des personnes avec qui l’on a des « inclinations » ? Partagerions nous beaucoups de choses avec ces personnes autres que de simples repas que je qualifierais de « sociaux » ?
D’ailleurs pourquoi certains se font ils parfois violence pour régulièrement organiser de tels repas ? Par politesse ? Pour ne pas se retrouver seuls en couple le week-end ? Par habitude ?

Pour ma part je me refuse à qualifier ces personnes d’amis. Le terme de relations sociales me semble plus approprié.
Peut-être suis-je un peu trop catégorique. Ou, peut-être que certains préfèrent se rassurer, se voiler la face sur ces relations…
Ce qui expliquerait la distinction faite par Wikipédia en parlant de « meilleur ami ». Mais alors pourquoi ne pas aussi parler de semi-amitié, ou sur-amitié ?

Idiot n’est-ce-pas ? Alors je prend le parti de n’utiliser que le terme d’ami ou de « vrai » ami pour bien faire comprendre que les autres n’en sont pas.

Ces « vrais amis » étant exactement dans la définition du « meilleur ami » Wikipédia. D’ailleurs remarquez l’utilisation du terme « amitié à l’état pur« . Histoire de bien planter le clou de démarcation avec « les autres ».

Et là, tout d’un coup, lorsque l’on demande « mais de vrais amis tu en as combien ? ». Les gens se retrouvent tout honteux d’annoncer que le nombre est très faible voir ne répondent pas car ils n’ont pas cela en catalogue. Ok sur facebook ils font les malins .. mais dans la vraie vie .. auraient-ils ne serait-ce qu’une personne capable de rentrer dans cette catégorie ? Bien souvent, non.

Plus grave, beaucoup pensent qu’ils ont de vrais amis. Mais ont ils vraiment eu l’occasion d’éprouver cette soit-disant vraie amitié ?
Ont-ils appelé à 3h du matin pour demander « J’ai crevé tu pourrais venir me chercher ? ».
La plupart du temps non car ils savent que ce serait « redevable ». Ou cause de raillerie pour la nuit des temps.

Moi je suis fier de dire que j’ai 2 vrais amis. Oui c’est vrai, c’est peu. Mais à choisir entre 2 vrais et 100 pseudos amis. Mon choix est vite fait.
Je sais que, au besoin, ils seront toujours là. Pas de faux semblant, pas de non-dits.

Enfin, il reste une dernière catégorie, non mentionnée par Wikipédia. Les personnes naturellement généreuses quelque soit la personne qui peut leur demander un service. Ces personnes ont tout mon respect. Je les admire. Ils ne jugent jamais et donnent sans rien attendre et seraient même incapables de refuser d’aider leur pire ennemi. Malheureusement ces personnes sont bien souvent « abusées » à leur insu. Malheureuses intérieurement et pourtant affichent un sourire difficile à percer.

Je connais de telles personnes. Mais me refuse à leur donner le qualificatif d’amis ou même leur demander quoique ce soit. Non pas que je ne les apprecie pas, bien au contraire, elles sont pour moi au même rang que mes meilleurs amis voir un cran au dessus.
Car ces personnes ne demandent jamais rien. Par peur de déranger, de gêner. Et pourtant elles ont besoin de recevoir. Et si par malheur on leur offre un peu d’aide, aussi petite soit-elle. Elles s’en sentent redevables au centuple. Voila pourquoi je refuse quoique ce soit de ces personnes. Et quand bien même, elles trouvent toujours à donner sans que l’on puisse refuser. Car je les respecte plus que tout et je sais qu’elles seraient tristes de voir leur gentillesse naturelle repoussée.

Comme je le disais je connais 2 personnes qui rentrent dans cette catégorie particulière. Et même si elle connaissent mon attachement sans limite pour elles je leur dédie ce post.

A ma grand-mère et à ma tante. Elles qui ont toujours donné, et donneront toujours quelque soit le prix à payer. Elles qui souffrent depuis tant d’années et continuent à garder la tête droite. Trop fières de montrer la moindre faiblesse.

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C’est comment le monde ?

by PsychoMoi on sept.25, 2009, under et ma famille, les voyages

avionJ’ai eu la chance d’avoir une mère travaillant à Air France durant ma jeunesse. Non pas en tant qu’hotesse mais au service informatique.
Dans les avantages non négligeables de travailler dans une telle entreprise, il y a en premier lieu la possibilité d’obternir des billet d’avion à des tarifs défiant toute concurrence ou presque.

Mes parents n’étant pas pour autant très fortunés nous n’avons jamais ensemble profités de cet avantage.

Cependant j’eu quand même l’occasion dès mon enfance de prendre l’avion. La première fois fût pour me rendre sur la côte d’azur.
J’étais, à mon souvenir, bien évidemment très excité de cet évènement et en rien craintif de monter dans le monstre de fer.

Mais la vraie aventure fût pour moi mon premier voyage hors de France.
Même si ma mère pouvait nous obtenir des billets d’avion à très bas prix, mes parents ne pouvaient payer les vacances qui vont avec.
Heureusement, dans les grandes chances de ma vie, j’ai toujours eu des grands mères prêtes à se sacrifier pour le bonheur de leur premier petit fils.
Ma grand-mère paternelle m’offrit donc mon premier voyage hors de France. Il avait pour destination le Club Med d’Agadir au Maroc.
Ma grand-mère affectionnait cet endroit car elle pouvait y oublier son quotidien difficile même si ce n’était qu’une fois tous les 2 ou 3 ans..

Mon second voyage hors de France fût pour la même destination mais j’apprecia encore plus ce séjour car j’étais un peu plus grand et autonome.

Puis, lorsque mes parents divorcèrent, ma mère décida de rattraper un peu le temps.

Notre premier voyage ensemble fût pour une destination des plus originales pour moi à l’époque. Le Tchad. En effet, une personne de la famille (le frère de mon grand père maternel) travaillait là bas en coopération pour y construire un hôtel.
Ma mère avait déjà eu l’occasion de partir en afrique avec mon père grâce à cette personne avant ma naissance. C’est ainsi que mes parents ont découvert le Gabon.
Pour la petite histoire, comble de malchance, ma mère se cassa un os du pied la veille du départ. Cela ne nous a pas pour autant empêché de partir.
Il nous accueilla avec une très grande amabilité et nous fît découvrir ce pays particulier avec ses coutumes, sa religion, son contexte politique de l’époque.
Il nous permis aussi de faire une échappé au Cameroun pays limitrophe afin d’y réaliser quelque chose de formidable pour moi : un safari photo dans une réserve naturelle.
Même si ma mère devait supporter un platre par des températures caniculaires et 0% d’humidité dans l’air elle apprécia ce séjour.

Je sais maintenant que je dois à ce séjour ma soif de parcourir le monde.

Ma mère, l’année suivante, décida de réaliser un de ses rêves et donc le mien aussi : partir aux Etats-Unis et plus précisément en Floride.
Et pour ce premier voyage vers le continent américain nous avons eu la chance d’être surclassé et donc de voler en première.
J’ai malheureusement trop profité du champagne et un mal de tête carabiné m’a quelque peu gâché l’atterrissage
Nous sommes arrivés à Manhattan pour y passer une nuit avant de repartir pour Orlando. Mais ce qui m’attendait à l’arrivée était aussi une très grande expérience.
Ma mère n’aimant pas conduire et donc ne voulant surtout pas conduire aux Etats-Unis avait réservé une voiture de location pour que l’on se rende à notre hôtel pour la nuit.
J’ai donc fait de nuit, avec un mal de crane carabiné dans un pays que je ne connais pas et une ville de dingue mes premiers kilomètres dans une voiture automatique..
Je ne vous cacherai pas que nous nous sommes légèrement perdus mais au final avont trouvés notre hôtel ce qui était l’essentiel.

La suite du séjour fût bien plus agréable puisque durant 15j j’ai eu l’occasion de conduire une Ford Mustang décapotable, rouge vif et possédant un turbo ravageur.
Je ne cachai pas ma joie et arborai une fierté visible à être au volant.
Nous avons donc parcourus la Floride d’Orlando jusqu’aux Keys en passant par les Everglades, Disney, Sea World. C’est d’ailleurs à cette occasion que je toucha pour la première fois de ma vie des raies et des dauphins pour leur donner à manger.

Ce séjour fabuleux avait encore plus donné à ma mère l’envie de continuer sa découverte et nous sommes donc partis à nouveau aux Etats-Unis mais cette fois en Californie.
Sur le même schéma qu’en Floride nous avons loué une voiture et visité cet état selon nos envies. Los Angeles, San Francisco (que je garda longtemps dans mon coeur comme plus belle ville du monde).
On poussa même jusqu’à Las Vegas. Ville magique, iréelle, et hors du temps.

Ce fût mon dernier séjour à l’étranger avec ma mère.

Quelques années après je faisais mon premier voyage hors de France grâce au CE de ma boite. Une semaine à Manhattan. J’étais frustré de mon premier passage éclair et de nuit je voulais me faire une meilleure idée de cette « grosse pomme ».
Toujours par mon travail, je fût cette fois envoyé pour des raisons professionnelles trois fois le Minnessota, une fois à Come en Italie, et une fois à San Diego où je pus passer une semaine alors que je n’avais que trois jours réels de travail sur place.

Je ne m’arrêta pas en si bon chemin. Un jour le CE propose un séjour en Thaïlande. Je saute sur l’occasion et découvre ce pays formidable. Je ne parle bien évidement pas de la zone balnéaire du sud bien connue à l’époque pour son tourisme sexuel. Non je parle du nord du pays. Et ce jusqu’au triangle d’or frontière du Laos et de la Birmanie.

Ce voyage fût le révélateur de mon adoration pour l’Asie. Même si ce continent me fascinait déjà, ce séjour changea ma vision du monde, de la vie. Je reviendrai sur ce pays dans un ou des billets à venir.

Après ce séjour je continua ma frénésie de découverte. Tunisie, Turquie, Irlande, Canada, à nouveau la Thaïlande, Mexique, à nouveau la Californie, Taïwan ou je fûs invité pour assister au mariage d’un collègue, Vietnam.
Pour être précis je ne cite ici que les pays où je me suis rendus pour y faire du tourisme. J’entend par la parcourir le pays,  découvrir les gens qui y vivent, leur culture, leur cuisine, leur religion.
Même si j’apprécie en quelques rares occasions de me pauser dans un hotel pour ne rien y faire mes « vraies » vacances sont pour moi celles ou je « vis » ailleurs.

Après tous ces périples je reste définitivement amoureux de l’Asie. Et le voyage que je considère comme celui de ma vie (pour le moment) sera à destination du Japon ou je compte me rendre vers 2011 et ce pour une durée d’un mois.
Amoureux de cuisine française, j’affectionne aussi particulièrement la cuisine asiatique et encore plus la cuisine japonaise. Alors non je vous arrête de suite, je ne parle pas que des sushis et makis ou yakitori que vous trouvez dans tous les restaurant japonais de France. Non, je parle ici de la vraie gastronomie japonaise qui est bien plus vaste que ces trois simples exemples.
Par ailleurs, je compte aussi gouter au fameux « Fugu« . Ce mets est depuis très longtemps un rêve et le risque encouru sera réduit à son minimum puisque je choisierai pour se faire le meilleur restaurant de Tokyo le proposant.

Bien sûr, je ne compte pas m’arrêter de voyager, il reste encore beaucoups d’endroits que j’aimerai découvrir.

Mais pour moi le plus important est de partir. C’est ma bulle d’air à moi. Passion et plaisir onéreux j’en convient, bien que. Certains payent beaucoups plus cher que moi pour un mois sur une plage bondée de côte d’azur ou des landes.

Pour finir, ces voyages m’ont apportés les connaissances nécessaires à juger le monde qui m’entoure. C’est par ces séjours dans des régions parfois très très pauvres que l’on apprend l’humilité. L’on s’ouvre l’esprit au delà de notre éducation, de notre expérience « française » de la vie.
Alors oui, certains diront « mais nous aussi en France nous avons la pauvreté. Même des gens qui en meurent tous les hivers ». Soit, j’en convient. Moi je parles ici de la manière dont certaines culture abordent les malheurs de tous les jours qui peuvent les toucher. De leur rapport à la famille, à la mort, au plaisir.

Je parle aussi d’éducation, de respect, de coutumes, de partage avec ces gens croisés pour quelques heures, parfois quelques jours.
Ce chauffeur de car thaîlandais qui passe dix mois de l’année à transporter des touristes et qui est payée une misère et malgré cela m’invite à partager avec lui une somptueuse fondue Thaï. Refusant que je participe. Je réussis cependant à négocier un autre diner cette fois-ci à mes frais.
Je parle de cette guide Mexicaine tentant de favoriser et développer le commerce artisanal vers des pays plus riches grâce à un site web.
Je parle de cette guide vietnamienne qui me fit découvrir, hors groupe, des restaurant de famille connus que des initiés et installés dans le salon même ou les propriétaires vivent en temps normal.
Je parle de ces enfants dans le nord du vietnam avec moins qu’un mouchoir en tissu sur le dos, nous voyant débarquer avec quelques cadeaux pour eux. Ne même pas y faire attention trop amusés et heureux de nous rencontrer alors qu’ils ne croisent personne en temps normal.
Je parle de ce couple d’américain croisé le temps d’un concert qui m’invitèrent à leur rendre visite à Manhattan à mon prochain séjour.
Je parle de cet enfant tchadien circoncis à vif un soir et qui criait sa douleur et cachait sa souffrance le lendemain en croisant mon regard.
Je parle de ces enfants turcs travaillant dans la rue pour une misère. Et dire que ce pays veut entrer dans l’Europe.
Je parle de ces vieux jouant leur retraite à Végas chaque mois.

Ces rencontres sont une richesse incalculable. Voila pourquoi les voyages sont une de mes passions.

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Bingo !

by PsychoMoi on sept.20, 2009, under Moi, et ma famille

FoetusMe voila de retour après 4h de déjeuner. Décidement ce n’est vraiment pas mon truc les longs repas.

Bref, une phrase va très vite résumer et boucler mon post précédent : ma cousine a annoncé au dessert sa grossesse d’1 mois et demi….

Bien sûr je ne manquerais pas de commenter le sujet au cours des mois à venir.

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Ou en seras-tu dans 15 ans ?

by PsychoMoi on sept.20, 2009, under Moi, et ma famille

equilibre-travail-familleA 13h j’irais rejoindre ma petite famille pour les 25 ans de ma cousine.

Je dis petite car depuis ma naissance ou elle se composait de mes 2 parents, 4 grands parents ainsi qu’un oncle et 2 tantes .. elle est maintenant réduite à mon père, ma grand-mère paternelle et toujours ses 3 autres enfants c-a-d mon oncle et mes 2 tantes.
Bien sûr il y a eu quelques autres naissances …
Mon oncle fût le second à agrandir cette famille avec ma première cousine deux ans après ma naissance.
Puis mon père eu la bonne idée de voir ailleurs si l’herbe était plus verte et gagna une paire .. de jumellles.
La plus jeune de mes tantes engendra alors ma seconde cousine (qui fête son anniversaire ce jour).
Après le divorce de mes parents mon père emménagea et se maria avec la mère de ma 3ème « demi-soeur » donc il divorca il y a quelques années maintenant.
Quand à la plus jeune de mes tante elle trouva bon ensuite de faire un frêre à ma 2ème cousine. Mon seul cousin.

Je ne détail pas plus sur chacune de ces personnes ce serait trop long et cela fera de toute manière l’objet de posts ultérieurs.

Grâce à l’aide de ses parents eux même locataires, ma cousine a emménagée avec son compagnon dans un studio acheté sur Paris il y a 2 ans de cela et, suite logique, se maria l’an dernier.

J’ai toujours regardé d’un oeil critique cette situation.

Ma tante locataire achetant à sa fille un studio sur Paris. Bon soit ! C’est locace mais c’est leur choix. Il est vrai que leur actuel appartement devenait vraiment trop petit pour héberger les parents et 2 enfants.
Cela engendrait des tensions logiques.

Lorsque ma tante m’annonca le mariage de ma cousine après un an je n’étais aucunement étonné.

Ma cousine a toujours été, comme beaucoup (pas toutes il est vrai mais elle sont rares) de filles de cet âge, une éternelle cendrillon à la recherche de son prince.

Mais la, elle mettait le doigt dans un engrenage dont elle ne soupsconnait évidemment pas les conséquences.

On ne peut évidemment pas connaitre une personne (son futur mari) en ne vivant avec qu’une courte année. Aussi poli, intelligent et propre sur lui soit-il. Le coté obscure de ce personnage n’avait semble-t-il pas encore pointé son nez. Ou alors elle a volontairement décidé de l’oculter se disant « une fois marié il changera ».

La on devrait dire « c’est beau l’amour ».

Malheureusement nous savons qu’il n’en est pas ainsi. Du moins ceux qui ne vivent pas à Disneyland.

La voila aujourd’hui dans la traditionnelle suite logique à cette histoire. Elle vient, à peine, de décrocher un emplois stable, avec un salaire de misère bien sûr. Son mari quant à lui, et comme nous l’imaginions, est empétré dans des études sans fin (Tangui ?). Et cendrillon voudrait très fortement avoir un clone enfant.

Mais pourquoi les enfants n’écoutent-ils jamais les conseils de leurs parents ?
Grande question. Nous en reparlerons.

Quand sa mère m’a annoncé il y a 2 ans le futur mariage de ma cousine je lui ai dis :
- Tu sais ce qui t’attends dans 2 ans ?
-Oui. Ne m’en parle pas.
-Et que compte tu faire ?
-On y est pas encore.

Eh bien nous y voila. Et que font-ils ? Rien !

Oh bien sûr, il y a eu quelques discussions autour de ce sujet. Ma cousine prenant un malin plaisir à rappeller à ma tante qu’elle avait fait, à quelques détails prêt, le même parcours.

Mais il semble que les « quelques détails » que ma tante ne manqua pas de lui rappeller lui soit passé bien au dessus de la tête.
A cette époque ma tante avait donné comme ultimatum à l’emménagement avec son futur mari le fait que ce dernier trouve lui aussi un travail. Ce qu’il fît.
A cette époque ils purent louer un appartement avec leur 2 salaires. Les prix sur Paris même si toujours plus élevés qu’en province étaient très éloignés de ce qu’ils sont aujourd’hui.
A cette époque on trouvait beaucoup plus facilement du travail et l’on pouvait encore espérer des promotions régulières et valables.
A cette époque le coût de la vie n’était pas ce qu’il est aujourd’hui.
A cette époque l’on ne faisait pas des enfants comme on prend un abonnement téléphonique de nos jours.

Des détails ….

Aujourd’hui, elle fête ses 25 ans.
Aujourd’hui elle est la maitresse (boniche) de sa maison. Pendant que Monsieur étudie (?) ou passe son temps devant du foot ou avec ses copains. Lesquels aiment le foot bien sûr.
Aujourd’hui elle ne prend plus la pilule et imagine qu’avec son salaire de misère, un mari virtuel et son studio elle peut raisonnablement donner le jour à un enfant. Et que tout se passera dans le meilleur des mondes.

J’aimerais un jour revenir sur ce billet et avouer mon erreur.

Mais je pense que d’ici 15 ans ta vie aura été parsemée d’énormément de problèmes, soucis, crises que tes petits bonheurs de tous les (rares) jours ne pourront effacer.

Le plus cruel dans tout ca c’est que nous ne pouvons rien faire. Les enfants sont ainsi. Les adultes sont ainsi. L’humain est ainsi.

Il lui faut percuter un mur à 200km/h pour comprendre que cela fait mal.

Mais plus que tout. Quid de cet enfant à venir et de la vie qu’elle essaiera de pourra lui offrir ?

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