et mon travail
Happy Birthday PsychoMoi
by PsychoMoi on déc.29, 2009, under Moi, et mes passions, et mon travail, les voyages
Nous y voila 39 ans aujourd’hui.
Comme chaque année je vais organiser un pot à cette occasion sur mon lieu de travail puisque c’est devenu une sorte de tradition.
L’avantage d’une telle date réside dans le fait que peu de gens sont présents ce qui réduit considérablement le nombre d’invités.
Pour la 2ème fois en 6 ans j’ai eu la surprise de me voir offrir quelques présents symboliques mais je dois avouer que cela fait toujours plaisir.
A part ca évidemment cette journée est tout ce qu’il y a de plus « normale ».
En terme d’anniversaire j’attend surtout l’an prochain avec impatience. Car pour une fois je vais déroger à la règle du pot.
En effet l’an prochain à cette même date je serais à Manhattan. Réalisation d’un vieux rêve evoqué il y a quelques années lors d’un précédent anniversaire. J’avais alors émis l’idée (folle à l’époque) de passer mes 40 ans à Manhattan et profiter de l’occasion pour y fêter aussi le nouvel an.
Eh bien qu’à cela me tienne .. banco et l’idée ayant fait son chemin je me la suis complètement appropriée au point de la mettre en oeuvre.
Puisque je parle de celle-ci depuis quelques temps j’ai aussi prévenu mes proches que ceux qui feraient le déplacement se verraient offrir le repas.
Je ne me fait aucune illusion .. à ce jour seule 1 personne a émit le souhait de me suivre dans cette escapade américaine.
Franchement je comprend tout à fait qu’un tel déplacement n’est pas à la portée de tous mais même si certains peuvent préférer ne pas fêter un tel soit disant « cap » ou alors être plutôt entourés il m’importe peu de partir seul.
J’aime Manhattan (pas autant que la Thaïlande) et fêter mes 40 ans et le nouvel an dans une telle ville ne peut être qu’un souvenir inoubliable quelque soient les personnes qui m’accompagne et même si je suis seul.
Rendez-vous donc dans 365j et encore Joyeux Anniversaire PsychoMoi.
Chronique d’une journée .. presque ordinaire
by PsychoMoi on oct.20, 2009, under Moi, et elle, et le temps, et mon travail
7h la radio s’allume en douceur et me fait émerger d’un sommeil réparateur. Je me retourne, elle m’accueil d’un baiser.
La journée commence avec ses rituels et nous passons 1h30 ensemble à échanger. Quelques pointes d’humour avec comme thème un film culte dont nous reparlerons peut-être bientôt ..
Puis l’autre vie reprend ses droits. J’arrive à mon travail à 8h, les couloirs, comme toujours, sont vides, le calme reigne encore et c’est tant mieux. Je ne saurais dire pourquoi mais je n’avais pas ma niak habituelle ce matin.
Les personnes que je croise, à qui je dis bonjour, me semble encore plus fades qu’à leur habitude.
Même mon 2ème café du matin ne fût pas accompagné de tartines ou de viennoiseries. Quelque chose ne va pas.
Pour tenter de redresser la barre je me jette dans les tâches qui sont les miennes et ne relève la tête qu’à midi pour aller déjeuner. Moi qui suis d’un appétit soutenu en général, je ressens pour une fois une totale abscence d’envie de manger. Je pioche au plus rapide et au plus léger. Carpaccio de boeuf, un yaourt, une banane.
Installé je reçois les remarques de rigueur « ben tu mange pas aujourd’hui » ? … Ma réponse déjà préparée (ils sont tellement prévisibles) je réponds d’un ton las « Non pas faim aujourd’hui ». J’étais ainsi garantie qu’il n’y aurait pas de suite.
Je remonte à mon bureau plus tôt qu’à mon habitude. J’ai une réunion à préparer pour 14h et même si je peux le faire au dernier moment je n’ai pas envie de courir.
13h45 la préparation est bouclée. Je jette un coup d’oeil autour de moi, une partie de mon équipe est au travail, il me reste un quart d’heure. Une pensée pour elle.
Je sais enfin ce qu’il manque. Sa voix. Pourtant j’en ai gardé l’écho toujours vivant dans mon esprit. Mais il ne me suffit plus.
Je sors du bureau pour m’isoler un peu, me dirige vers un autre bureau vide tout en sortant de ma poche mon téléphone. Moment de doute. Et si je dérangeais ? Elle a probablement finit de travailler et souhaite encore plus surement profiter de sa vraie journée.
Egoïstement je décide de poursuivre mon action. Je n’aime pas faire marche arrière. Je me mentierais à moi-même. Et si je dérange je m’effacerais avec la politesse qui convient.
J’ouvre les contact, j’apercois son regard, sélectionne le numéro et le téléphone engage la numérotation.
Je ferme les yeux. Même si cela doit être très court je veux être « avec elle » et pas dans mon environnement professionnel.
Rassuré sur le fait que mon appel impromptue n’est pas dérangeant la conversation s’engage. Avec fougue, passion, rires. Avec vie. Je n’ai qu’une envie, arrêter le temps. Les minutes filent à la manière de ces pièces de monnaies qui tombaient dans les anciennes cabines téléphoniques. Je ne peux les empêcher de filer.
J’aurais tant aimé ne pas revenir à la réalité, j’aurais tant aimé. Mais je suis à mon travail et dans cet univers je ne suis pas maître de tout. L’erreur n’est pas acceptable. Et même si pardonnable, elle revient toujours sur le tapis.
La réunion allait commencer et tous les convives étaient (et c’est bien la première fois, à croire que c’était fait exprès) tous déjà présents. Pourtant j’aurais pus. Il m’était facile de foutre ces gens dehors, annuler cette réunion ou ils s’étripent systématiquement, sortir et continuer à discuter.
Je la quitte. Trop vite, trop soudainement.
J’entre dans la grande pièce et d’un regard agacé je fixe chacun des participants. Ils comprennent que le ton n’était pas à la plaisanterie aujourd’hui. Ok pour la réunion mais qu’elle soit efficace !
Je mène la danse, comme toujours, puisque ces gamins ne sont pas capables de se discipliner. Mais mon esprit est ailleurs.
Soudain ces craintes, ai-je penser à lui dire au revoir ? .. Je le pense, même pressé ce n’est pas mon genre d’être aussi mal polis.
Ai-je penser à lui dire qu’elle me manquait ? .. Je l’ai pensé c’est sûr mais l’ai-je dis ?
Ai-je pensé à lui souhaiter une bonne après-midi ? .. Surement.
Quoiqu’il en soit il était trop tard. Je réintègre mon enveloppe et fait avancer la réunion. Il faut absolument que je me concentre.
Comme cela m’arrive parfois, je n’y arrive pas, mon corps est là et réagit comme je l’attends mais mon esprit est définitivement ailleurs.
Je mettrais toute l’après-midi à faire se réunir l’un et l’autre.
Je pars à 17h, la vie continue. Direction une autre concentration d’inconnus cette fois. Le centre commercial, quelques babioles à acheter, une veste à déposer au pressing. Je m’arrête dans un rayon. Nouvelle pensée pour elle, un sourire discret. Je saisis un article, qui sait peut-être le verra-t-elle. A moins que d’ici là je ne change d’avis. Ou ne sois pas conquis sur le bien fondé de cet achat. Je verrais bien.
Je continue mes achats, profite d’une caissière disponible pour régler au plus vite et repars direction chez moi.
Je dois encore m’évader, la soirée ne sera pas des plus plaisantes puisque je dois d’une certaine manière encore travailler, mais j’ai promis, je m’y tiendrais donc.
Les affaires rangées je commence à cherche une illustration pour ce billet. Rien ne me convient, le temps court à nouveau. Je dois agir et vite. Je prend mon appareil d’appoint et shoot pour prendre la photo qui apparait maintenant au debut de ce post. Puis commence sa rédaction. Comme toujours lorsque j’écris, pas de corrections, mes pensées apparaissent au rythme ou ma mémoire projette dans mon esprit les images et les ressentis de cette journée.
Elle aurait pu être ordinaire. Mais durant 10 minutes elle fût fabuleuse.
Jeu, set, et match !
by PsychoMoi on oct.06, 2009, under Moi, et mon travail
1h du matin et nous venons de quitter le lieu du crime ..
Sachant que nous étions à l’oeuvre depuis 8h cela nous fait une belle journée de 17h .. joli score non ? Mais au moins nous repartons sereins .. tout refonctionne.
Eh oui c’est ca aussi mon travail .. Bon ce n’est pas très fréquent mais malheureusement ce genre de chose ne prévient pas et la pour le coup nous ne pouvions prévoir qu’une coupure d’électricité dans le département allait engendrer une telle pagaille.
A peine arrivé à 8h .. qu’à 8h10 le black out commencait .. nous avons juste eu le temps de manger en 20min ce midi et 15 ce soir ..
Comme je l’ai déjà mentionné dans de précédents posts j’ai heureusement une équipe vraiment formidable. Et malgré le fait que la pression montait au fil des heures pour atteindre son summum en fin de journée vers … 19h ils ont tous été fantastiques et toujours d’une humeur joyeuse. Voila aussi pourquoi j’aime ce métier. Dans notre domaine les équipes sont toujours soudées et même sous stress elles arrivent à relativiser et rester détendue.
Il faut quand même réaliser que nous avons « perdu » un site de production complet et que le redémarrage de celui-ci s’est très mal passé. Conclusion environ 700 personnes … qui ne peuvent travailler .. Voila ce qui nous pendait au nez toute la journée sans parler des pertes potentielles en matière de bénéfices.
Demain nous serons pour la plupart sur le pont à 8h .. et nous ferons probablement foutre dehors pour l’après-midi .. par la direction..
Mais pour ce soir, 1h29 .. me voila en train d’écrire ici .. pas fatigué, un café sous la main, des mails, que demande le peuple… Ben rien pour ce soir cela me va parfaitement.
Enfin, presque
, je dois avouer que j’ai une furieuse envie de faire l’amour ..
P.S. : quand je dis laissez un message. Cela veut vraiment dire laissez un message
plutôt que de passer comme des voleurs
Je rigole bien sûr .. faites comme vous le sentez..
Stress
by PsychoMoi on oct.02, 2009, under Mes réflexions, Moi, et mon travail, sur les humains
Cette journée commencait pour le mieux avec quelques mots d’elle. Un peu de fraîcheur au programme .. mais son attention matinale me rechauffe.
A peine arrivé à mon bureau que la journée s’annonca de celles que je qualifie de DefCon 1.
Dès le matin un gros problème fait son apparition. Les minutes tournent, chaque seconde compte. Dans 1/4 d’heure nous seront obligés d’annoncer notre échec à solutionner ce problème par un message d’information à l’ensemble de la société.
Le pire de ces situations réside dans le fait que nous soyons incapable de comprendre d’ou le problème puisse provenir. Malgré tous nos outils, toutes nos vérifications. Aucune explication plausible à cet état de fait. Ca ne marche pas !
Je vous épargne la suite des opérations et lève le suspens .. nous résolvons l’ensemble des soucis vers 10h30 .. Autant dire une éternité.
Afin de finir l’introduction de cet article nécessaire à comprendre la suite je dois dire que nous sommes actuellement dans une période particulière de l’année. Celle des entretiens annuels. Connue par un grand nombre de salariés du pays.
Au delà des nombreuses déceptions et des rares soulagements qu’entrainent ces entretiens, ils engendrent surtout une forte pression difficilement supportable par certain(e)s.
Pour l’occasion, mon entretien avait lieu ce jour. A 14h pour être précis. Décidemment c’était mon jour de chance. Et mettre 2h30 à résoudre un tel incident n’est pas forcément de bon ton et donne en théorie un grand baton orné de piques en acier pour me fracasser.
Pour courronner le tout, les équipes de notre direction sont actuellement survoltées par une prochaine mise en production à hauts risques.
Mais tout ceci est mon quotidien depuis bien longtemps. 14 ans pour tout dire. Allez savoir pourquoi mais j’ai besoin de ces moments de pression. Ils permettent, quand on sait les appréhender de la bonne manière, de relativiser et d’analyser avec justesse les réelles difficultées face auxquelles l’on peut être confronté.
Malheureusement, beaucoup de personnes se laissent déborder face aux difficultées. Réflex naturel, problèmes personnels. Quelqu’en soit la raison la conséquence est elle presque toujours la même au niveau physiologie .. le stress fait son apparition.
Cet état psychologique prend diverses apparences selon la personne sur qui il s’abat. Sudation extrèmement visible, irritabilité à fleur de peau, gestes nerveux, et pour les moins forts .. la vraie crise de nerfs, ou l’effondrement en larmes.
J’ai toujours été faciné par l’être humain et ses réactions surprenantes selon les circonstances. Prenons quelques exemples dans le monde professionnel.
Celui bien connu de la parole en public. Cet « exercice’ pour beaucoup est une torture. Pour celui qui le réalise il bégaye, passe son temps à éviter les regards, oublie ce qu’il a à dire, et reste pétrifié sur place n’osant pas bouger d’un millimètre ses pieds.
Mais pourquoi donc une telle réaction ? Deux cas possibles.
Soit la personne ne connait pas du tout son sujet. Cette raison étant alors une bonne raison d’avoir peur et de stresser.
Mais bien souvent la personne connait son sujet, et même très bien en général. Seulement voila. Elle a peur. Peur de faire une erreur, peur d’avoir une hésitation, peur d’avoir fait un oublie, peur de personnes hierarchiquement supérieures.
Et alors ? Dans tous ces cas cette peur est complètement injustifiée. La pression, cette personne se la mets toute seule. Il faut bien comprendre que parler en public quand on connait son sujet (j’insiste là dessus) ne peut en aucun cas être d’un risque quelconque. L’erreur est humaine et largement pardonnée du moment qu’on s’en rend compte, qu’on l’admet, voir que l’on propose avec élégance de la corriger.
Autre exemple. Cette fois-ci plus concrèt car vécu ce jour.
Comme je le disais notre service est actuellement en ebullition car nous avons un gros projet qui doit prochainement se terminer et donc entrer dans sa phase de réalisation. Sauf que voila une des personnes en charge de la préparation de ce projet a prit du retard pour des raisons extérieures à notre entreprise. Et aujourd’hui elle avait besoin des services de mon équipe « au plus vite » pour qu’elle puisse tenter de rattraper ce retard. Elle avait demandé ce matin et sa demande avait été prise en charge par une personne de mon équipe. Seulement voila, comme je l’expliquai notre matinée fût fortement chamboulée et le problème « global » avait donc empêché cette personne de mon équipe d’avancer sur sa tâche.
Voila que cette personne débarque dans mon bureau en furie (cris et gesticulations) sur une personne de mon équipe pour obtenir des explications sur le fait qu’elle n’avait pas encore de notre part le résultat de sa demande. Ma réaction fût, simple et sans attente : « tu sors de ce bureau, on travail on brasse pas du vent ici ».. « tu reviendras quand tu seras calmée, nous ne sommes pas ici pour ta personne mais pour la …. » le tout d’une voix très posée et d’un ton volontairement faible.
Explication : cette personne à mal réagit pour différentes raisons. D’une part, elle s’est laissée mettre une pression suite à une faute dont elle n’est en rien responsable. Elle doit donc faire son possible pour la réparer mais elle à aussi tous les moyens d’expliquer que son retard ne lui est pas imputable si elle échoue. Pour l’histoire je dois ajouter que cette personne même si elle travail avec attention, est d’une lenteur impressionante.
Par ailleurs, elle a à son tour tentée de reporter lâchement cette pression sur mon équipe qui, et elle le sait, à pour mission première de répondre à l’urgence du plus grand nombre avant de gêrer les urgences d’un service. Ceci est d’autant plus vrai que son travail est je le rappel rattaché à un projet et donc par définition sur quelque chose qui n’a pas encore d’existence réelle. Pour finir, elle a aussi eu la lâchetée de s’adresser à une personne de mon équipe alors qu’elle avait parfaitement vue que j’étais dans le bureau. Mais sachant que je n’apprecierai pas qu’elle me parle ainsi .. elle à choisit la personne la plus « timide » de mon équipe.
Ma réaction la fît sortir du bureau en proférant des menaces sur mon compte et mon équipe.
Venons-en maintenant à cet exemple de stress et son inutilité. Quelles sont les réels dangers de cette situation pour cette personne ? Elle ne risque en rien un avertissement, elle n’est pas du tout dans le cadre d’une faute professionnelle. Tout au plus quelques remarques de son supérieur. Et encore, il est parfaitement au courant que le retard n’est en rien de notre fait. Alors pourquoi se mettre ainsi une telle pression et de surcroit la reporter sur les autres ?
La suite est bien pire. Frustrée d’avoir été déboutée de sa requête et plutôt que de faire part à son supérieur qu’elle aurait un peu (2h30 .. il ne faut quand même pas exagérer) de retard sur ses activité de la journée et donc le projet (qui comptabilise déjà 120 jours hommes). Non cette personne a préférée présenter ainsi les choses à son supérieur : « ils n’ont pas voulus m’aider, ca sera pas ma faute si tout n’est pas prêt à temps !’
Son chef, qui manque tout autant qu’elle de « recul » à tenté la même opération catastrophe dans mon bureau mais en me parlant à moi cette fois. Non pas par respect de ma position, mais plutôt parce qu’il fait partit de ces chef(faillons) qui ne parlent pas au « non cadres » .. Je ne supporte pas une telle attitude. Bref.
Etant donné qu’il avait moins crié et moins gesticulé et par respect (foutu respect) pour le fait qu’il se soit à son tour déplacé je lui ai rappellé les circonstances de notre matiné et les raisons pour lesquelles nous n’avons pas avancé sur « son » problème. C’est à ce moment que mon supérieur lui aussi débarqua dans le bureau. Il comprit immédiatement l’idiotie de sa réaction et repartis en murmurrant qu’il allait essayer d’éviter les frasques de son équipe à l’avenir.
Cette personne à elle aussi été victime de son stress, et par effet rebond de celui de son collaborateur.
Tout ca ayant entrainé une animosité encore grandissante envers son équipe qui est malheureusement coutumière du fait. Et lui même qui n’est actuellement pas du tout en odeur de sainteté auprès des hauts responsables.
Le stress à poussé ces deux personnes à l’erreur. Alors qu’à l’origine rien ne necessitait une telle attitude. Elles ont surévaluées les conséquences d’un problème en ne prenant pas le temps d’y réfléchir. De le relativiser.
Et ceci est valable quelque soit la cause et le »danger » supposé. Qui sont dans 99% des cas injustifiés.
Alors à l’avenir lorsque vous serez stressé. Prenez ne serait-ce que cinq minutes pour prendre du recul sur une situation qui vous semble difficile. Et vous verrez que ce que vous imaginiez etait démesuré comparé à la réalité. Et si vous n’êtes pas capable d’effectuer cette démarche avant de franchir le pas, prenez au moins le temps d’analyser la situation une fois la difficulté passée. Vous rirez surement de votre propre stress. Mais plus que tout votre capacité à ne pas y céder s’en verra grandit.
Et apprenez à tirer les conséquences de vos actes afin de ne pas les réitérer à l’avenir. Cela vous évitera de nouvelles déconvenue.
« Faire une erreur est humain, la réitérer est une erreur »
(PsychoMoi .. citation déposée et protégée par le brevet ‘touche pas à mes textes ou je te pourris à jamais jusqu’au confin de l’univers virtuel et réel’)
DEFCON 1
by PsychoMoi on sept.21, 2009, under Moi, et mon travail, la musique
Defcon est une contraction des termes américains DEFense et CONdition, désignant le niveau d’alerte militaire des forces armées des États-Unis.
7H00 La musique de ma chaine se fait entendre. Signe que la journée commence.
Un coup d’oeil à mon iPhone. Un sms d’elle me donne le rayon de soleil qui manque encore à cette heure de la journée.
Mon café prit j’allume cette première cigarette signe de mon appartenance à ce clan très fermé des gros fumeurs.
Je lance la musique sur mon ordinateur et commence à scruter mes congénaires sur le web, sites d’info, blogs, mails ..
Je file sous la douche et me voila 20 minutes après sur la courte route me menant à mon travail.
8h00 En arrivant un coup d’oeil sur la surveillance de nos serveurs. Etant responsable d’une production informatique ce simple écran à la possibilité de faire la pluie et le beau temps sur ma journée.
Quelques nuages gris apparaissent dans mon esprit à la vision d’un carré rouge sur cet écran. DEFCON 3
Je demande à une des personnes de mon équipe ce qu’il en est. Son diagnostique me rassure il ne faudra pas longtemps pour corriger le problème. DEFCON 4
20 minute après l’écran n’est plus qu’une succession de carrés verts. Le second café de la journée peut-être tranquillement prit. DEFCON 5
Je survol mes mails afin de vérifier que nos traitements du week-end se sont bien déroulés. Aucun problème à l’horizon.
Nous déscendons et abordons comme toujours des banalités de collègues de travail. Le lundi, en l’occurence, ce qui a occupé notre week-end.
N’ayant pas l’habitude de mélanger vie privée et vie professionnelle je reste silencieux écoutant leurs formidables occupations…
9h00 Retour au commandes. J’entame quelques tâches.
9h30 Mon supérieur vient me chercher pour le 3ème café … Plus « intime » permettant de faire le point sur ce qui nous attends et lui permettre ainsi d’être au courant pour sa réunion hebdomadaire avec l’ensemble des « grands » responsables. J’en profite pour l’informer que je vais au don du sang après notre café.
Me rendant sur le lieu du don je comprends rapidement que je me suis trompé de date .. le don à lieu demain. Je retourne penaud à mon bureau ou un mail enfonce le clou en me précisant que le don aura lieu DEMAIN effectivement mais dans une autre salle plus grande que celle prévue initialement.
Je lui envois un sms pour la faire rire de mon oublie et tend bien évidemment le baton pour me faire battre. Mais je sais qu’elle est quelque peu stressée de ce qui l’attends et ce petit message l’a, je pense, un peu divertie. Ce qui était le but.
La matinée se déroule calmement.
11h58 Une pensée pour elle et un sms pour lui en faire part. Elle va réaliser son envie.
Nous descendons déjeuner. Rien de palpitant dans les choix proposés. Nous nous installons sur la terasse. Le climat étant relativement doux, autant profiter de ces derniers instant cléments de la saison.
Les discussions commencent. Toujours peu participatif mon esprit vague vers elle. Et je pense à ma prochaine fois à moi aussi. Peut-être en fin d’année. Peut-être avant…
13h00 Retour dans l’arène. Un sms m’informe qu’elle a finit. Son bonheur est perceptible. Ses craintes étaient infondées. Elle peut maintenant pleinement savourer.
L’après-midi commence à se dérouler tranquillement.
15h20 Un des gars de mon équipe vient me voir un papier à la main. C’est une demande qui lui avait été attribuée par un de mes supérieurs durant mes congés, alors qu’il était lui aussi en congés.
Etant donné qu’il est rentré ce jour, il m’informe qu’il vient de la découvrir et que donc il n’a pu travailler sur le sujet. Pour clore il s’empresse de m’annoncer qu’il n’est pas vraiment le plus compétent sur le sujet de ladite demande.
En lisant rapidement la feuille je comprend sa déroute et lui dit de la donné à une autre personne de l’équipe.
Voyant que j’avais survolé la demande il me dit « ok mais c’est pour demain ». DEFCON 2
Voila qui suffit à faire comprendre à l’ensemble des personnes du bureau que la journée va prendre une tout autre tournure.
Je réquisitionne 1 personne de l’équipe et lui demande de s’occuper de la moitiée de la demande, prenant à ma charge l’autre.
La tâche à réaliser n’est pas en soit complexe mais nécessite du temps et la date butoire de demain n’est pas négociable car des intervenant extérieurs ont été planifiés pour travailler sur un projet qui nécessite notre travail préalable. Nous ne pouvions les décommander aussi tard. De plus le projet (comme tout projet) avait déjà prit du retard avant mon départ en congés.
Voila quel est mon travail. Un calme relatif toujours soumis à des pointes de stress instenses. Il est vrai que cette situation est loin d’être la pire à laquelle nous ayons dûs faire face.
Mais la période n’est pas vraiment propice aux erreurs, les entretiens de fin d’années approchant…. Par ailleurs, des tensions palpables entre différents services, n’aident pas à une activité sereine et productive. Certains responsables prenant un malin plaisir à se tirer dans les pattes entre eux mais bien sûr en utilisant leur troupes.
Bref. Nous nous atelons à la tâche. Il faut finir pour ce soir.
16h00 Je descend prendre un café avec mon supérieur et lui fait part de la situation qui me déplait au plus haut point. Il n’a pas l’habitude de me voir « râler » et comprend que ce n’est pas pour rien.
Je remonte rapidement et continue à tenter de rattraper la situation. Ma volontaires désignée encaissent sa charge avec un stress sensible mais comme toujours fait son possible.
Elle est maintenant parmis nous depuis 1 an et m’a prouvé que mes hésitations face à ses connaissances par nécessairement complètes étaient inutiles. Elle a su avec brio relever le défi bien au dela de mes espérances. Heureusement avec le temps j’arrive à m’entourer de personnes de grande qualité.
J’ai pour habitude de leur faire confiance et ils le savent. Ils savent aussi que je sais reconnaître leur implication dans ces moments. Je ne leur ai jamais caché ce qui les attendait dans ce travail. De la bonne humeur (dans notre équipe), une grande variété dans les tâches à accomplir, l’autonomie mais en retour il savent que dans de tels moments ils devront être disponibles et très réactifs. Et ils le sont. Merci à eux.
J’assiste autant que possible ma collègue qui rencontre des soucis indépendants de sa volonté. Sa déception de ne pas avancer plus vite est visible.
18h25 Je finis ma part du travail et donne quelques consignes à ma collègue afin qu’elle parte dans le quart d’heure qui suit sans s’inquiéter de ce qui restait à faire. Je bouclerai demain. DEFCON 4
Je me dirige vers le parking et commence à faire le vide. Ce genre de travail nécessite, pour éviter de s’y perdre, d’être capable de complètement l’oublier lorsque l’on en sort. Et ce même si l’on sait que le lendemain on retrouvera une situation critique dès la première heure. D’autant plus dans cette situation.
Pour rien au monde je ne « pourrirais » ma soirée avec ca et dès la sortie du parking j’entame la phase de « décompression ». J’allume une cigarette, et me dirige tranquillement vers cette pseudo autoroute de 2km que je dois prendre pour me rendre chez moi. La musique accompagne la nicotine qui commence à faire son effet et l’amplifie. Mais je sais que cela ne suffiera pas. J’augmente le volume, jette le mégot mais laisse la fenêtre légèrement baissée.
J’engage sur la voie d’accélération et me félicite de mon choix de véhicule, pas grand mais réactif au possible. Comme souvent personne sur la route. Les km/h grimpent et dépassent rapidement la limite autorisée. L’adrénaline commence à atteindre mon cerveau et je sens ses effets immédiats et puissant. L’air s’engouffre dans le réceptacle emportant avec lui le stress qui diminue de manière palpable.
Le feu, au rouge, à la fin de ma folle course emporte avec lui les derniers signes. Je ferme la fenêtre et termine la centaine de metres qu’il me reste à parcourir à un rythme digne d’un reggae de Bob Maley.
Un fois la porte de mon antre fermée, je me libère des derniers signes susceptibles de me rappeller ma journée. Mes vètements.
Je mets la musique « Epica ». Et entame la rédaction de ce billet. Acte libérateur et appaisant.
Au delà de toute impatience réelle de la rencontrer, j’aurais aimé ce soir la voir. Pas pour m’apesentir sur mon sort. Surement pas. Je ne suis pas de ceux qui « utilisent » leurs prétendus amis pour leur déverser leur malheur quotidien qu’ils considèrent toujours comme plus important que vos propres soucis. Non juste diner avec elle. Partager une bonne table que nous apprecierons tous les deux, amateurs de bonne cuisine que nous sommes.Découvrir son regard pour ne plus avoir à l’imaginer. Découvrir sa voix pour ne plus avoir à l’imaginer. Découvrir son sourire pour …
La musique sera mon refuge ce soir. En IV Flash .. au casque. DEFON 5
Depeche Mode – HOME
Here is a song from the wrong side of town
Where I’m bound to the ground by the loneliest sound
And it pounds from within and is pinning me down
Here is a page from the emptiest stage
A cage or the heaviest cross ever made
A gauge of the deadliest trap ever laid
And I thank you for bringing me here
For showing me home
For singing these tears
Finally I’ve found that I belong here
The heat and the sickliest sweet smelling sheets
That cling to the backs of my knees and my feet
Well I’m drowning in time to a desperate beat
And I thank you for bringing me here
For showing me home
For singing these tears
Finally I’ve found that I belong
Feels like home
I should have known
From my first breath
God send the only true friend I call mine
Pretend that I’ll make amends the next time
Befriend the glorious end of the line
And I thank you for bringing me here
For showing me home
For singing these tears
Finally I’ve found that I belong here
