Old School (2/5)
by PsychoMoi on oct.21, 2009, under Moi, et elle
Nous savons l’un et l’autre que ces heures seront une douce torture mais aussi le gage d’atteindre à coup sûr le niveau de conscience nécessaire pour parvenir à la combinaison parfaite.
Pour nous y aider un maigre moyen. Captiver notre attention sur autre chose.
Confortablement installés nous commencons par partager une de ses passions. Comme à son habitude elle n’est pas avare lorsqu’elle donne.
J’écoute, je bois, ses paroles. J’aime l’écouter parler, j’aime cette voix parfois amusée parfois provocatrice.
Mais son regard reste l’élément le plus envoutant. Je lutte pour ne pas y sombrer.
Et je ne suis pas le seul à lutter. Je sens son corps crier. Je peux presque sentir les signes de faiblesse qu’elle cache avec soin.
Minuit approche.
Pourtant même si cette heure peut sembler fatidique elle n’est qu’un nouveau noeud venant coulisser autour de notre désir.
La bouteille est presque vide. Un nouveau fou rire sur cette traditionnelle citation concernant celui ou celle qui finira une bouteille de bonheur gazeux..
Il ne faut pas perdre le rythme. Il serait tellement facile de basculer. Je saisis un DVD et lui propose de commencer par un film que nous affectionnons l’un et l’autre. Nous aimons jouer avec les comparaisons en relation avec les protagonistes de ce chef d’oeuvre.
Les images défilent, nous nous sommes encore un peu plus allongés. Et imperceptiblement rapprochés. Les discussions se font sur un ton plus bas, mais les échanges sont tout aussi riches, avec de subtiles tentations.
Ce film est heureusement assez captivant pour permettre l’installation d’une atmosphère intime mais dont on peut sentir la chaleur augmenter. Les bougies n’y sont pas pour grand chose contrairement aux apparences.
Cette élévation de température favorise la circulation de nos phéromones et nous y sommes parfaitement sensibles.
Le générique de fin défile alors que nos regards se croisent. Sans un mot, la même interrogation s’impose à nos esprits.
Il ne faut pas perdre notre concentration. Je lui demande s’il est possible de boire un café. Elle saisit cette bouée de sauvetage comme je l’attendais et se lève préparer le nectar. Je la suis du regard, dieu que je la désir. Puis me lève à mon tour pour la rejoindre et lui proposer mon aide.
Les deux tasses préparées nous les buvons lentement tout en échangeant des phrases quelconques. Nos cigarettes ne seront jamais assez longues pour éviter la confrontation avec cette interrogation qui se posait à nous quelques minutes auparavant.
Nous savons que passer cette nuit cote à cote et bien moins vétus, pour ne pas dire nus, sera le point d’orgue de notre engagement.
Afin de faciliter la transition je lui propose de visionner un nouveau film mais cette fois sous les draps et un peu moins vétus.
Elle me sourit. Même si comme moi elle désir voir tous ces vêtements loin de notre peau et nos corps enfin rassemblés dans une fusion sans égale, elle sait que ce subterfuge sera probablement le dernier rempart pouvant nous aider.
Alors qu’elle s’éclipse pour revétir une tenue en accord avec ce prochain challenge je fais de même et me glisse sous les draps encore chauds de nos corps posés dessus depuis quelques heures.
(à suivre..)

octobre 21st, 2009 on 20 h 09 min
Ha … mais .. mais …Madre dios … t’es pire qu’une pub tu t’arretes là ou ça devient … grrrrrrrrrrrrrr
Vite la Suite!
octobre 21st, 2009 on 20 h 13 min
Ce deuxième chapitre ne te plairait il pas ?
octobre 21st, 2009 on 20 h 27 min
au contraire…. c’est …. frissonnant …
octobre 21st, 2009 on 20 h 31 min