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Musique

by PsychoMoi on nov.09, 2009, under Moi, et mes passions, la musique

Musique 001bJe suis né à une époque ou la télé était en noir et blanc et ne diffusait pas grand chose de très interessant pour un enfant de 5 ans. La radio n’avait pas encore de bande FM.

Chance pour moi, mes parents possédaient un grand nombre de 33 tours et un de mes jeux favoris était d’écouter ces derniers. Ils m’avaient appris à sortir avec soin les disques, les nettoyer au besoin et avec délicatesse poser le bras de lecture de la platine sur la surface noire. Et je réalisai ce rituel avec toute l’attention nécessaire.

Parmis les disques de nombreux étaient d’artistes anglo saxon pour lequels je n’ai pas eu de suite beaucoup d’attirance ne comprenant pas ce qu’ils disaient, et dans les rares français je découvrai Claude François qui était au zénith de sa carrière.

Je passai donc ses titres en boucle au grand plaisir (humour) de mes parents.

Lorsque je dégnai lacher la platine mes parents sortaient en général un disque d’un artiste qui marqua durant de nombreuses années mon oreille : Elvis.
Autant j’étais sensible aux paroles de « Cloclo » autant sa musique me semblait un peu trop « simple ». Et je réalisai cela justement du fait que je ne pouvais comprendre les paroles d’Elvis. Je bredouillai alors n’importe quoi ce qui faisait beaucoup rire mes parents. Mais ce qui les fascinait le plus était de me voir me déchainer sur les rythmes de cet artiste. Endiablés, comme son jeu de jambes qui à l’époque en faisait chavirer plus d’une.
Comme lui, sans pour autant l’avoir vu, je me déhanchais mimant une guitare entre mes mains ce qui pouvait être sa manière de jouer. Pour reprendre l’expression de mes parents j’étais en transe durant ces moments.

Mais ces deux références musicales ne furent pas les seules. Et sur ce point aussi je dois un grand merci à mes parents. Leurs choix musicaux étaient variés mais toujours de très grande qualité. C’est ainsi que je grandis aussi avec David Lee roth, Ray Charles, Paul Anka, Frank Sinatra et d’autres moins connus mais qui ont contribués à donner à la musique ses lettres de noblesse comme Willie Nelson par exemple.

Et c’est sur ces bases que je complétai ma culture musicale au fur et à mesure que je grandissai.

Plus tard, lorsque la bande FM fît son apparition le Graal était pour moi une radio qui m’avait été offerte et dans laquelle j’usa une quantité non négligeable de piles. Jusqu’à ce que mes parents comprennent qu’il devenait nécessaire d’assouvir ma passion grandissante pour la musique en m’offrant ma première chaine Hi-Fi.

Au début j’empruntais puis gardait à demeure les disques de mes parents puis je m’offris MON premier 33 tours qui ne fût pas n’importe lequel : Thriller.

Même si je connaissais depuis longtemps Michael Jackson, que dis-je à l’époque j’appreciais déjà les Jackson 5, cette album est indéniablement le meilleur de tous les temps. Et rien ni personne de sensé ne peut aller contre ce fait.

Il fût le premier artiste à atteindre ce niveau d’excellence en terme de musique, paroles, chants, chorégraphie. Rares, très rares sont les artistes capables de cumuler de tels talents avec autant de perfection.

Il devient alors très difficile pour quelqu’un de sensible à ces talents de trouver satisfaction dans le reste.
Mais j’aimai définitivement trop la musique et même si mes références placaient la barre très haute  j’étais aussi capable d’apprecier ces talents séparéments du moment qu’ils étaient de bon niveau.

Mais le meilleur était à venir. De part mon année de naissance j’eu la chance de connaitre « les années 80″ alors que j’étais adolescent. Indéniablement cette période fût la plus fournie en matière de nouveautés mais surtout la plus productives en termes de grands artistes.

Les anglais se démarquèrent tout de suite en inondant nos ondes de leurs groupes et chanteurs qui allaient devenir les incontournables des 20 prochaines années : U2, The Cure, Depeche Mode.

A cette époque les MP3 n’existaient pas mais l’on voyait arriver ce support magique que nous connaissons tous : le CD. Là encore je pus très tôt profiter de cette nouvelle invention grâce à l’une des premières platines du marcher à proposer un chargeur de 5 CD. Et je ne manquais pas de les remplir.

De mon lever à mon couché .. et même une fois couché .. la chaine diffusait non stop des morceaux de musique. Et ma collection de CD grossissait à vue d’oeil. J’avais bien évidemment un walkman et lorsque je n’étais pas chez moi, donc au lycée, il ne quittait pas mes oreilles sauf pour entrer en cours ou éventuellement échanger des banalités avec mes camarades de classe.

Puis, une fois le cordon familiale coupé, je continua à engranger les CD mais aussi multiplier les concerts. Mon premier fût celui des Communards (ex Bronski Beat) composé de ce chanteur à la voix si particulière Jimmy Somerville. Puis ce fût Michael Jackson au Parc des Princes pour un concert mémorable, Prince lui aussi au parc des Princes, Depeche Mode à Bercy, .. et bien d’autres.

Et mon addiction continue encore et toujours.

Je supporte mal de ne pas entendre de musique quand je suis chez moi ou dans la rue. Vive l’avenement de l’iPod, surtout dans sa forme classique avec ses 120Go de disponible. Et je les utilisent sans retenue. Ma discothèque de voyage comptant pas moin de 7900 titres soit environ 25 jours de musique non stop allant de Bob Marley à ZZ Top en passant par Limp Bizkit, Keane, et d’autres bien plus obscures.

Au delà d’avoir du plaisir à écouter de la musique, elle est aussi pour moi une référence temporelle et ma mémoire. Ayant une consommation loin d’être modérée, chaque moment important de ma vie est naturellement marqué d’une chanson ou d’un album et dès que j’entends ceux-ci ma mémoire fait ressurgir ces moments. Pas besoin de photo, juste quelques notes et les images apparaissent.

Mais cette impregnation de la musique est bien plus marquante chez moi car à ce jour, et depuis pas mal d’années maintenant, seule la musique peut me toucher au point de faire couler les larmes à n’en plus finir. Et je ne parle pas ici que de rythme ou paroles tristes. Je suis devenu tellement sensible à l’excellence en matière de sons qu’un chanteur comme Mick Hucknall (Simply Red) sur certains de ses titres, ou encore Prince simplement jouant de sa guitare dans un concert privé à la Cigale :) peuvent me faire chavirer de plaisir.
Dernièrement, vendredi pour être précis, j’ai assisté à un concert de Tom Jones. Premier album 1965 .. depuis une quarantaine d’albums à son actif. Et sur scène même à 69 ans ! Oui 69 ans .. il se paye le luxe de sortir un album génialissime « 24 hours » ou la qualité est toujours présente et remplir le palais des congrés et lever la foule sur des titres récents comme très anciens.

Cet artiste et certains autres ont atteint l’excellence de leur art, les sons sont mesurés, rythmés avec une précision sans pareil, chaque instrument à sa place et n’est ni de trop ni inutile, à ceci ajoutez des paroles (j’ai la chance de pouvoir les comprendres sans aucune traduction) millimétrés et une voix loin du commun des chanteurs de R&B qui polluent la bande FM, les télés, et les bacs des disquaires.

Je ne peux évidemment que vomir au sens littérale comme propre sur les émissions du genre Star Ac et consors. Lesquels diffusent une bouillie sonore qui ne mérite même pas de s’y attarder. Et il en est de même avec les maisons de disque qui ont définitivement anéantient tout espoir de voir un jour de grands artistes émerger du lot.
Exemple en direct live des charts français. Le meilleur single actuellement en vente en France est « Coeur de pirate – Comme des enfants ». Chanson niaise et puerile, voix nasillarde. Même pas du chant, juste des phrases, musique inéxistante. En écoutant les 9 autres morceaux de l’album .. exactement le même constat.
Second meilleur single Pussycat Dolls – Hush Hush .. un 14489309843 titre R&B quelconque et bien loin du vrai R&B, musique zéro, aucune performance vocale, des paroles de merde.
Troisième single (avouez que je suis quand même de bonne composition) .. Collestif Metisse – On est pas couché. No comment .. on à touché le fond.

Passons aux albums.
Premier Benjamin Biolais. Surtout connu pour sa relation avec Chiara Mastrioianni sa musique est quelconque, ses paroles idem. Et il est plus que discret sur les ondes ou je vous le rappel l’état français à dût pousser le bouchon au point d’imposer un quota de chanson française pour essayer de la sauver. Et j’enrage quand certains osent déceler chez lui un quelconque semblant de l’immense talent de Serge Gainsbourg.
Second : Rammstein .. peut être un relan de l’anniversaire de la chute du mur. Quoiqu’il en soit .. du bruit et rien d’autre. A se demander comment il peuvent être seconds.
Troisième : Sting .. même s’il fût un très très grand artiste on ne peut plus dire que la qualité de ses nouvelles production soit originale. Sa position n’est que le résultat de ce passé glorieux.

Bref, le constat est désastreux. D’ici 5 ans si je refais ce panel .. tous ces artites auront définitivement disparus ou atteint les bas fonds du panier.

Les maisons de disque ont choisient une politique de consommation à tout va et kleenex. Elles imposent leur diktat sur les artistes, leur faisant modifier leur création pour correspondre à ce qu’elles attendent commercialement sans aucune considération musicale. Conclusion la population consomme .. de la merde et a perdue tout esprit et surtout oreille critique. Adulant tout et n’importe quoi.

Depuis maintenant 10 ans plus aucun artiste ou groupe ne dépasse 3 albums de qualité. Rares sont ceux capables de dépasser le stade de 1. L’originalité n’est plus synonyme de qualité.

A ce train plus aucun artiste ne fera d’album et nous ne trouverons que des singles. Plus de temps ni d’argent à consacrer à une dixaine de morceaux.

Un espoir, maigre, très maigre, subsiste. Internet. Grâce à ce moyen de diffusion les majors perdent tout contrôle sur les artistes. Malheureusement cette liberté a un prix puisque l’on trouve dans cet univers 99% de mauvais. Alors comment dénicher le très bon dans le pourcent restant ? Et surtout qui peut encore vraiment être capable de reconnaitre de vrais artistes ?

Voila pourquoi aujourd’hui mes achats se font de plus en plus rares. Et les vrais découvertes de qualité de plus en plus éphémères. Je regrette que du fait de cette tendance je me retrouve frustré de ne pas pouvoir découvrir plus de créations d’un artiste ou d’un groupe que j’apprécie.

Alors je continue de peaufiner ma discothèque avec du très vieux et du moins vieux. Comme l’oenologue je stock les perles rares, je retrouve ce que certains ont oubliés. Et j’abreuve mes oreilles et mon âme de ce qui se fait de meilleur. Egoïstement il est vrai. Mais à quoi bon tenter d’éduquer ce qui a définitivement été déterioré.

Mes parents ont connus l’avènement, j’ai connus le meilleur, les générations futures ne connaitront rien.

P.S. : OUI c’est moi sur la photo.

Rappellez-vous :

Strangelove
Strange highs and strange lows
Strangelove
That’s how my love goes
Strangelove
Will you give it to me
Will you take the pain
I will give to you
Again and again
And will you return it

There’ll be times
When my crimes
Will seem almost unforgivable
I give in to sin
Because you have to make this life liveable
But when you think I’ve had enough
From your sea of love
I’ll take more than another riverfull
And I’ll make it all worthwhile
I’ll make your heart smile

Strangelove
Strange highs and strange lows
Strangelove
That’s how my love goes
Strangelove
Will you give it to me
Will you take the pain
I will give to you
Again and again
And will you return it

There’ll be days
When I’ll stray
I may appear to be
Constantly out of reach
I give in to sin
Because I like to practise what I preach
I’m not trying to say
I’ll have it all my way
I’m always willing to learn
When you’ve got something to teach
And I’ll make it all worthwhile
I’ll make your heart smile

Pain will you return it
I’ll say it again – pain
Pain will you return it
I won’t say it again

I give in
Again and again
I give in
Will you give it to me
I give in
I’ll say it again
I give in

I give in
Again and again
I give in
That’s how my love goes
I give in
I’ll say it again
I give in

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3 Comments for this entry

  • Dragonne

    J’ai moi-même était bercé par la musique ma maman ayant un stock de vinil ahurissant … mais moi j’avais un album de prédilection … « le boléro de ravel » …. étrange non … tu sais la place que represent aussi pour moi la musique meme si étrangement lorsque tu es chez moi je n’en mets pas (oui tiens d’ailleurs je me demande bien pourquoi?) …
    Par contre j’ai une demande assez particulière … tu me feras un remake de ta danse lorsque tu étais petit … sourire.

  • PsychoMoi

    Effectivement le Bolero est aussi une oeuvre que j’ai beaucoup écouté.
    Pour la musique chez toi .. peut-être parce qu’il y en a une autre ;)
    Et pour la demande … oui .. mais il te faudra trouver LE titre qui déclenchait cette danse :) .. allez .. bonne chance :D

  • Dragonne

    Rien que pour voir cela … je vais me mettre en quète de trouver cette musique … ;)
    Et oui chez moi il y a un autre son qui se diffuse …
    Tiens cela me rappelle que j’ai aussi beaucoup écouté les 4 saisons de vivaldi … mais j’ai toujours une prédilection pour Mozart…

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