« Encore » ou « Les grands moments de solitude »
by PsychoMoi on nov.11, 2009, under Moi, et elle, et mes passions, le sexe
Au début de ma sexualité, les découvertes faisant, je fût grand consommateur de plaisirs et surtout d’orgasmes. Jeunesse et fougue en poche rien ne pouvait me faire m’arrêter j’étais insatiable autant à donner que recevoir du plaisir.
Autant ma jeunesse « sexuelle » pouvait être un atout en terme de vigueur et de curiosité autant il serait vaniteux de dire que j’étais à l’abri de la moindre défaillance. Mon excitation étant rapidement à son comble je devais lutter pour ne pas céder à la tentation.
Puis, l’age faisant, ce que je perdais d’un coté se trouvait devenir un atout de l’autre. Mon expérience grandissait avec ma curiosité et ce qui à une époque me semblait le summum du plaisir se trouvait balayer par de nouvelles aventures et expérimentations. Ma fougue d’antan laissait place à une certaine sagesse. Ce que je ne regrette aucunement car j’ai ainsi pus découvrir ce que signifie prendre son temps et l’immense plaisir pouvant être procuré par ce biais.
Plus jeune j’adorais déjà les préliminaires comme certains aiment à les qualifier. Mais j’étais quelque peu impatient de passer à la suite. La sagesse m’apporta le bénéfice de transformer ces préliminaires en réelle pratique et m’ouvrit la porte à une foule de moyens permettant d’amener ma partenaire vers des plaisirs qu’elle ne connaissait que peu voir pas du tout.
Tout au long de ce cheminement j’appris aussi beaucoup sur moi-même. Et entre autre ce qui pouvait faire naître chez moi le désir, mais aussi ce qui me procurait du plaisir. Et sur ces deux points l’age ne fût pas réellement un avantage pour mes partenaires qui suivirent.
Peut être du fait de mon coté féminin plus développé que chez nombre d’homo-erectus les clés de mon désir tout comme celles de mon plaisir devinrent de plus en plus difficiles à trouver et activer. Faute il est vrai à mes nombreuses et peu communes expériences en tout genre et nombre de partenaires pas nécessairement en phase avec moi.
Et comme certains hommes peuvent se retrouver dérouter lorsqu’ils n’arrivent pas à donner du plaisir à leur partenaires, de plus en plus de mes partenaires se trouvaient tristes voir insultées de ne pouvoir me procurer du plaisir.
Avec le temps j’appris à faire avec et à « aider » mes partenaires en faisant appel à mon imagination. Cependant un effet pervers à cette manière de faire me mis dans des situations plus que délicates à certaines occasions.
Toute femme normalement constituée à généralement après un premier orgasme, un envie irrépressible d’en avoir un second. Ce que je peux tout à fait comprendre. Je fais donc mon possible pour satisfaire ce besoin naturel. Seulement voila, pour arriver à donner du plaisir à ma partenaire il faut que j’en ai un minimum ne serait-ce que psychologique. Or ce minimum est aujourd’hui difficile à atteindre pour moi.
Quoiqu’il en soit je suis toujours assez imaginatif pour trouver des solutions à ce problème et mes partenaires n’y voient en général que du feu. Mais je suis humain et donc loin d’être parfait. Et l’une des pires choses qu’une femme puisse me faire, à son insu, c’est me demander de lui procurer un orgasme de plus alors que je ne suis psychologiquement pas du tout en mesure de lui donner.
Il est difficile avec des mots d’exprimer l’extrème désarroi dans lequel je peux être lorsque ma compagne, un grand sourire au lèvres, me dit « Encore » … et attend.
Certaines ont très mal prit que je ne puisse satisfaire une fois de plus leur désir, d’autres pensèrent à une panne physique. J’ai tenté nombre de parades (le cunnilingus étant ma préférée) mais celles-ci ne sont pas forcément en phase avec les attentes de mes partenaires.
D’autres se sont retrouvées penaudes lorsque je leur répondais ok .. alors excite moi ! Et bien évidemment, soit elles se trouvaient sans la moindre imagination ou alors n’avait aucun savoir faire dans cette situation ce qui les frustraient au plus haut point.
Car autant les femmes prennent un plaisir (bien souvent justifié il est vrai) à clouer au pilori leur partenaire qui n’arrive pas à les exciter autant ces même femmes oublient de faire leur autocritique dans ce domaine. Exciter un « jeunot » ou un taulard fraîchement libéré no problem, mais exciter une personne qui connait et pratique la sexualité comme un art cela en revient à tenter d’appater un tigre avec une souris.
Certaines pensent avoir une idée lumineuse en utilisant la fellation comme arme ultime seulement, même dans ce domaine, je leur donne bien du fil à retordre si je peux me permettre cette expression.
Les partenaires et les années passèrent et je mis fin à ces situations délicates en choisissant mes partenaires avec de plus en plus d’attention sur leur capaciter à considérer le sexe comme un vrai partage plutôt que comme un jeu. Ce qui est chose rare et je dus donc réduire mes rapports voir les stopper définitivement ce qui ne me dérengea nullement.
Eh puis, une bonne étoile croisa ma route. Ce que je ne pouvais imaginer et espérer se produisit. Nous sommes l’un et l’autre très similaire sur de nombreux points en dehors de toute considération sexuelle.
Mais la chance et nos expériences nous prouvèrent que même dans ce domaine nous étions dans une totale osmose.
Beaucoup de couple, même de longue date, sont parfois de totals inconnus l’un pour l’autre en terme de sexualité. Nous dès le premier jour, et sans un mot, nos corps réagissèrent comme s’ils s’étaient toujours connus.
Et je réalisa que ce que je pensais à jamais disparu n’était enfin de compte qu’en sommeil. Je ne cesse de la désirer, et la réciproque est vraie. Nous n’avons pas de limites à nos envies et les exprimons sans aucune retenue ou gêne.
Cette rencontre fît renaître chez moi des sensations que je n’avais plus ressenti depuis mon adolescence. Cette envie irrépressible de donner du plaisir et d’en recevoir. Cette capaciter à donner du plaisir à n’en plus finir.
Mais l’élément qui me fît définitivement comprendre qu’elle était celle que je n’attendais plus c’est sa faculté à me donner du plaisir et ce de multiples fois dans un laps de temps très court. Chose physiquement quasi impossible chez un homme. Et vous en savez quelque chose mesdames. Combien d’entre vous se sont plaints de voir leur compagnon s’affaler d’un sommeil profond après son premier orgasme.
Et je dois avouer que j’aurais pus tomber dans ce travers, mais non, elle sait, elle sent, et elle me désir. Et son désir elle le laisse s’exprimer et sait l’exprimer ce qui a pour conséquence d’éveiller encore et toujours le mien. Tout comme la réciproque est vraie. Quoi de plus plaisant de sentir quelqu’un vous désirer, quoi de plus plaisant de sentir quelqu’un avoir du plaisir de par vos gestes, vos mots.
Bien sûr, nous avons encore beaucoup à découvrir de l’autre, le corps humain regorge de sources de plaisirs parfois inconnues, parfois bien dissimulées mais ô combien puissantes. Mais c’est aussi pour nous l’occasion d’en jouer et d’en tirer plaisir. Nous sommes assoiffés du plaisir de l’autre. Et tout nouvel élément permettant de lui en procurer est une immense porte ouverte vers de nouvelles expérimentations.
Nous ne conceptualisons pas le plaisir ni le sexe. Nous le prenons pour ce qu’il est. Et pour nous c’est avant tout une évidence, et le naturel de nos exprits épicuriens.
A bien y réfléchir, sans aucun effort nous pourrions ruiner n’importe quel sexologue et sauver nombre de couples qui persistent à penser qu’un tel personnage peut les aider. Mais à quoi bon ? Si ces personnes en arrivent à de telles extrémités c’est qu’elles se mentent à elles-même. Il serait peine perdue d’essayer de les aider.
Quoiqu’on en dise le sexe est le plus grand tabou de notre société et ce bien après la mort. Alors j’en entends certaines venir me tenir tête en me parlant de leur sextoy récemment aquis .. via internet ou lors de réunion. Ne me faites pas rire. Depuis quand sait-on conduire en achetant une voiture ? Et si vous en arrivez à un tel achat la raison n’est elle pas que vous avez besoin de cet artifice ? L’utilisez-vous à deux ? Bien sûr que non.
Posséder un sextoy ne fait pas de vous des femmes nécessairement matures sexuellement. Cessez de croire que le sexe cela s’apprend. Ayez le courage d’en parler vraiment librement sans rougir et d’agir en phase avec vos désirs et là oui vous aurez fait un grand pas.
Et messieurs vous n’êtes pas mieux. De vrais néandertaliens dans vos actes et pensées.
Bref, pour en revenir à ce billet. Mesdames, si vous voulez anéantir votre compagnon qui vient de vous donner un orgasme, demandez lui s’en un autre presque aussitôt. Et s’il en est incapable, tentez de relever le défis de lui prouver que c’est possible.
Elle a relevé le défi avec brio et à maintes reprises. Se billet est mon remerciement à ce qu’elle a su reveiller.
novembre 12th, 2009 on 12 h 40 min
Je ne vais pas faire de long discours (quoique…) mais notre parcours est similaire (à quelques différences prés) et nous savons ce qu’il en est … et il est vrai que nous avons ce que bien peu peuvent se targuer d’avoir… ils nous restent beaucoup encore à découvrir et ça c’est sublime… et oui égoistement l’on gardera cella pour nous!
Ps j’ai reçu mon colis…
novembre 13th, 2009 on 13 h 52 min
Et comme toujours nous partagerons égoïstement ce qui n’appartient qu’à nous et ne peut exister que par nous.