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Exaltation des sens (1/4)

by PsychoMoi on nov.13, 2009, under Moi, et mes passions, le sexe

278290_539222359_yeux-bandes_H100703_LPour nombre de personnes le plaisir passe avant tout par l’esprit et l’imaginaire.

Afin d’attiser l’esprit il existe une méthode simple et infaillible : le manque.

Qu’il soit volontaire ou non le manque engendre invariablement l’envie. Et chez les personnes un minimum imaginatives et créatives il engendre aussi la création d’images, de pensées afin de combler à défaut de réalité ce manque.

Dernièrement, j’eu une courte discussion avec quelqu’un qui m’est cher sur le fait de « contraindre » quelqu’un et le plaisir qu’il peut en ressortir.
Cette personne, comme beaucoup, avait comme avis sur la question qu’une personne sensée ne pouvait éprouver du plaisir d’une telle manière.

J’ai rapidement tenté de lui expliquer la raison et le mécanisme de ce plaisir particulier mais il me semblait important d’être plus détaillé dans ma réponse. Pour sa compréhension mais aussi pour lever certaines idées recues (et elles sont nombreuses) sur l’usage de la contrainte avec pour objectif le plaisir.

Afin que les choses soient claires, ce qui suit n’est pas compréhensible aux personnes ayant des points de vues bien trop arrêtés sur la sexualité tout comme celles capables de juger sans connaître.

Je vais maintenant commencé par ce mécanisme formidable du manque et comment les personnes sachant en jouer peuvent par ce moyen procurer des niveaux de plaisirs peu comparables à leur partenaire.

Pour être précis je vais ici parler de manques sensoriels uniquement.

Vous avez tous un jour entendus parler de personnes non voyantes ou sourdes ayant développées au delà de la moyenne les sens valides qui leur restaient. Eh bien ce billet aborde exactement ce mécanisme mais par le biais de simulations volontaires et maitrisées.

Et dans le domaine du plaisir comme je le disais en introduction la mise en place d’un manque engendre automatiquement l’imaginaire de la personne ciblée par ce manque.

Le plus simple exemple est de bander les yeux à une personne. Celle-ci devient alors très sensible aux sons en premier lieu. De fait, car son esprit sait qu’une autre personne est présente mais ne peut la voir. Il fait alors appel à ce sens qu’est l’ouie pour repérer l’autre.

Associé aux sons, la personne privée de ce sens qu’est la vue va tenter de mettre en oeuvre le touché, afin ici aussi de repérer dans l’espace ou peut éventuellement se situer son partenaire.

C’est ici qu’intervient la technique de la contrainte.

Beaucoup (trop) de personnes associent la contrainte (le fait d’attacher quelqu’un) à de la souffrance. Je vais alors être très clair. Il est ici question de plaisir et uniquement de plaisir. Cette technique ne peut évidemment être utilisée qu’entre deux personnes se connaissant parfaitement et entre lesquelles la confiance est totale. Le but n’étant pas d’engendrer la peur mais le désir, l’envie et enfin le plaisir.

Comme je le disais donc une fois la vue retirée et afin d’amplifier encore plus l’impact des actions futures la contrainte doit être utilisée afin d’éviter à la personne « aveugle » d’user de ce moyen pour tenter de compenser le manque visuel et donc par effet « levier » faire encore plus appel à son imagination.

Je vais maintenant illustrer la suite de mon récit par la description d’un de mes rares derniers fantasmes non réalisé. Non pas que je n’ai pas eu l’occasion de le faire mais plutôt qu’aucune personne n’était psychologiquement sur la même longueur d’onde que moi pour être pleinement réceptive à ce que je voulais obtenir comme résultat.

A ma demande elle n’était vétue que d’une simple robe et en dessous les sous-vètements que je lui avais offert pour l’occasion. Elle se tenait là face à moi, droite, les mains dans le dos. Derrière elle, à moins d’un mètre, se tenait un bureau.
Plus un mot de sa part n’était autorisé et son regard attentif au moindre détail scrutait mes mouvements à l’affût d’un indice sur ce que je pouvais réserver par la suite.

Je sortai alors de ma poche un bandeau noir. Elle comprit aussitôt la raison d’être de celui-ci. Il lui était destiné et ses paupière s’ouvrirent encore plus à cette idée. Dernier signe de défense à sa disposition. Mais elle savait que ce qui allait suivre ne pouvait être qu’une nouvelle dimension de plaisirs et aucun doute ne subsistait sur mes motivations.
Elle ferma les yeux d’elle-même. Fière de montrer qu’elle ne craignait rien et affronterait avec force les doux supplices que je comptais lui faire subir.

Me placant dans son dos, j’aposais sur son regard le bandeau complètement opaque. Puis la laissant ainsi je me dirigea vers la table proche de nous pour y saisir quelque chose.

Comme je l’imaginais son esprit était déjà bien eveillé et je vis sa tête légèrement tourner afin de capter le moindre son pouvant lui faire deviner ce que je faisais. Je pris grand soin de ne faire qu’un minimum de bruit pour justement augmenter sa déroute et la laisser imaginer.

Ma placant face à elle, je saisis le bas de sa robe pour remonter lentement celle-ci afin de la retirer et pouvoir apprécier ces sous-vètement que je n’avais vus que sur papier.
Toujours silencieuse elle m’aidait par quelques mouvements de rein à oter ce dernier rampart à mon regard qui savourait ses courbes à chaque centimetre découvert.
Une fois la robe entièrement retirée elle replaca ses main dans son dos comme demandé.

Ne pouvant voir et mes mouvements étant très silencieux elle retint un sursaut lorsque ma bouche vint se poser entre ses seins pour y déposer un baiser reconnaissant de tant de beauté. Puis un autre sur ses lèvres pour qu’elle sente combien je pouvais la désirer.

Je m’écarta à nouveau d’elle, et sentis alors son envie de se rapprocher de moi. Elle se ravisa, se souvenant de sa promesse de ne pas bouger sans que je lui demande.
Malgré qu’elle ne voyait plus rien les bruits du flash immortalisant son corps offert étaient assez significatifs pour qu’elle comprennent ce que je faisais.

Un fois l’appareil reposé je me placais à nouveau derrière elle. Délicatement je commencais à dégraffer son soutien gorge et libérais sa poitrine généreuse.

Revenant face à elle je remarquais de légers mouvements au niveau de ses pieds. L’excitation commencait à poindre.
Son corps vibra au moment ou je vint coller le mien contre elle pour l’embrasser fougueusement. Alors que je me reculais à nouveau elle tentait de retrouver d’un geste en avant mes lèvres. Je la replacais d’un geste lent afin de continuer mon oeuvre.

Placant mes mains dans son dos je commencais à faire descendre celles-ci tout en prenant soin de bien rester au contact de sa peau, de ses fesses, emportant au passage la fine culotte en dentelle noire qui cachait avec beaucoup de charme son intimité.

Maintenant entièrement nue face à moi je ne pouvais m’empêcher de contempler ce corps que je désirais tant. Mon oeil captura de nouveau instantanés de ce moment de grâce.

Un dernière fois je me posta derrière elle. D’un caresse le long de son dos ma main atteignit les siennes pour les saisir et placer ses poignets l’un contre l’autre.

Sans qu’elle n’eut le temps de comprendre la corde en nylon avait déjà fait deux tours autour de ses poignets et un premier noeud se formait pour fixer définitivement ses mains dans son dos.

Un baiser sur sa nuque, puis je glissais à son oreille « Que le plaisir commence ».

(A suivre …)

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1 Comment for this entry

  • Dragonne

    « Que le plaisir commence »…
    « Rien que d’y songer j’ai des frissons dans l’échine. »
    La simple lecture me rend comment dire … d’une extréme épidermie… tous mes sens sont en eveil … et j’ai presque l’impression d’y etre … étrange non… comme je te l’ai dis il y a beaucoup de chose à explorer et pour la première fois il me plairait … d’être offerte… mais … échange de bon procédé…
    Je vais attendre la suite…

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