Qui l’eut cru
by PsychoMoi on nov.23, 2009, under Mes réflexions, Moi, et mes passions, le sexe, sur les humains
Suite à un échange récent ce nouveau billet dans la continuité de celui sur l’impact des mots m’est venu à l’esprit.
Car s’il existe un domaine dans lequel je veux bien volontier laisser place à l’impact des mots c’est celui des relations charnelles.
Et ici aussi la manière dont les mots sont perçus est bien différente selon les individus. Heureusement les conséquences ne sont jamais mauvaises sauf à quelques exceptions.
Il est plutôt rare qu’au sein d’un couple celui-ci soit assez « libéré » pour que chacun des protagonistes accepte d’utiliser et d’entendre des mots crus.
Et sur ce point, nombre de femmes (j’ai pas dis toutes) avouent être excitées lorsqu’elles entendent de tels mots et pourtant n’osent pas les demander à leur partenaire. Tout comme ces messieurs n’osent pas en user de peur de recevoir en pleine face une baffe mémorable causant un coïtus interruptus immédiat.
Et pourtant. Ces mots, comme beaucoups d’autres moyens, sont un puissant catalyseur du plaisir.
Tout comme pour de nombreuses pratiques sortant de la traditionnelle levrette cela nécessite bien sûr d’en parler ! (sic)
Mais ces sujets sont encore tabous même dans notre société ou en apparence le sexe semble libéré. Seulement voila, dès que l’on sort des sex toys vendus limite aux caisses de nos supermarchés tout le monde fuit dès qu’il s’agit de parler de sexe.
Eh bien moi j’aime les mots crus et j’aime pouvoir les utiliser sans avoir à me poser des questions métaphysiques quant aux choix de ceux que je peux ou pas utiliser. Alors à nouveau certains vont monter sur leurs grands chevaux pour dire « halte là, des mots crus oui mais pas n’importe lesquels ».
Et je dirais non. Car, même si j’apprecie en prononcer et les entendre ils ont pour but d’exciter et non pas de rabaisser. Alors mettons de coté les « bite, queue, chatte, cul, moule, jus, enculer, sucer, defoncer, etc » qui peuvent à loisir être utilisés. Et, exception faite des puritains, s’ils ne sont pas systématiquement utilisés (comme pour tout il faut varier les plaisir) ils peuvent déclencher des effets bien agréables.
Mais il reste toute une catégorie de mots avec lesquels il faut nécessairement faire abstraction et ne pas les prendre au premier degré. Sinon effectivement leur utilisation engendrera une incompréhension.
Pour rester factuel parmis ces mots nous trouvons : « chien(ne), salope, pute, salaud ». Le plus à polémique étant « pute ». Alors penchons nous sur celui-ci. Evidemment s’il est utilisé en dehors du cadre d’un acte charnel quelque peu fougeux il est hors de question d’utiliser un tel qualificatif. Maintenant regardons la situation suivante : un couple libéré sexuellement décide un soir d’un petit jeu de séduction basé sur le scénario d’un client seul dans un bar abordé par une femme visiblement attirée. L’un et l’autre finissant comme il se doit dans une chambre d’hotel pour y copuler tel un client et une prostituée. Soyons clair, il ne s’agit que d’un scénario, l’un et l’autre étant excités par la situation il faut pour que ce « jeu » soit au plus réaliste que l’un et l’autre tiennent leur rôle jusqu’au bout. De ce fait le mari disant à sa femme en plein ébat, laquelle étant à 4 pattes le séant offert, « toi t’es bien une petite pute en chaleur » et elle lui jettant un regard provocateur et mutin.. n’utilise plus un mot dégradant mais juste le terme adapté au scénario.
Bien sûr j’ai pris l’exemple le plus probant pour explicité ce fait mais sur le fond il faut retenir qu’avec l’accord de chacun et dans des situations (sans forcément de scénario) adéquates rien n’empêche d’utiliser des mots crus. Mais pour cela il faut l’ouverture d’esprit nécessaire. Aussi bien pour les utiliser que pour en tirer l’excitation qu’il peut en résulter.
Je le disais j’aime utiliser et entendre ces mots et je dirais même que pour moi c’est parfois une nécessité. Je préfère mille fois entendre « bouffe moi la chatte » que « lèche moi la vulve ! » ou dire « suce moi » plutôt que « viens me faire une fellation » franchement moi ca me la coupe ce genre de terme, voir limite cela pourrait même me déclencher un fou rire.
Quelque soit votre préférence .. une « bite » et un « phallus » restent .. des mots. Rien que des mots.
novembre 23rd, 2009 on 21 h 15 min
L’avantage d’etre liberer et de se connaitre c’est qu’il y a des choses que l’on peut se permettre qu’avec d’autre on ne pourrait pas …
Et puis tu sais que …
novembre 24th, 2009 on 12 h 41 min
Entièrement d’accord avec toi ! le mec qui me dit « puis-je te lécher la vulve ? », c’est clair, il finit d’abord par terre, et ensuite dehors … si je récupère assez de forces pour le virer après ma crise de rire !