C’est l’hiver !
by PsychoMoi on déc.21, 2009, under Moi
Ce jour particulier marque le début de cette saison dont nous voyons tous les signes flagrant actuellement : l’hiver.
Je ne vais pas m’en plaindre, je suis même ravis de retrouver enfin de vraies saisons.
Mais ce jour a faillit être aussi mon jour.
Ce matin en me rendant à mon travail comme à mon habitude je m’engageais sur une portion de route « qualifiée » d’autoroute.
Comme presque partout dans le pays la neige était tombée hier mais la nuit plus douce et pluvieuse avait provoqué un phénomène prévisible .. le givre.
Prudent je ne fît pas de démarrage « à la Fangio » et roulai prudemment. Sur ma droite une voiture me dépassa et prit une allure soutenue.
Voyant que la route semblait exempte de neige j’accélérai au même ryhme que le véhicule qui venait de me doubler.
4ème puis 5ème .. pour atteindre un 95km/h de croisière qui me convenait .. sur une route limité à 110.
Mais voila, je n’étais semble-t-il pas aussi chanceux que le véhicule devant moi et soudain je sentis la route se dérober sous mes roue et cette très désagréable sensation de .. glisser sur un coussin d’air.
J’ai déjà par le passé vécu un aquaplanning dans une circulation dense qui ne causa heureusement aucun incident majeur et juste de la peur. Mais sur de la glace le phénomène est encore plus impressionnant.
Je sentis l’arrière de la voiture commencer à légèrement chasser.
Je ne sais quel instinct me rappela alors 3 choses simple mais d’extrème importance dans une telle situation :
- Ne pas faire de mouvement brusque
- Ne pas accélérer
- Ne surtout pas freiner
J’ai parfaitement maîtrisé les 2 premiers points malheureusement de sales réflexes primaires m’ont fait freiner. Même si mon geste ne fût pas brusque il suffit à amplifier le phénomène de tangage du train arrière de ma voiture.
C’est alors que je commencai à mon ballet artistique digne d’Holiday On Ice. La voiture allant de droite à gauche et moi tentant de rattraper ma (connerie) bétise par de savants coups de volant dosés au millimètre. J’étais conscient d’avoir déconné je ne voulais pas amplifier les conséquences par une nouvelle anerie.
Je ne sais pour quelle raison à ce moment me vint à l’esprit ce que devait s’imaginer le conducteur devant moi voyant mes phares dansers la gigue dans ses rétroviseurs.
Ce qu’il faut savoir de cette route c’est qu’elle possède d’un coté un léger ravin d’1 mètre environ et de l’autre la traditionnelle rambarde de sécurité présente au milieu de toutes les autoroutes.
Mon véhicule tanguais d’un coté à l’autre et je m’efforcais de le maintenir autant que faire se peut éloigné de ces 2 cotés qui ne me laissait rien présager de bon pour l’avenir.
Autant 90Km/h n’est pas une vitesse qui habituellement peut sembler rapide autant dans une telle situation j’avais vraiment l’impression d’être un boulet de canon. Et un choque à cette vitesse ne me tentait pas du tout.
Pour ceux qui se poseraient la question : non je n’ai pas vus ma vie défiler ! A ces instants je préfèrais parfaitement voir la route et ses dangers potentiels pour les éviter.
Arriva le grand final.
Alors que je ne voyais pas et ne sentais pas la voiture ralentir malgré mes efforts fournis pour ne pas sortir de route, l’arrière chassa plus qu’à son habitude sur la droite et je ne pus empêcher la voiture de commencer à pivoter sur elle-même.
Toujours sur le rythme du lac des signes elle tourna et je me retrouvai dans le sens contraire de la circulation.
Mon calvaire prit fin lorsque voyant se rapprocher l’arrière de la voiture et la rambarde je me faisait à l’idée que le choc allait être inévitable et soudain la vitesse diminua considérablement et un probable tas de neige mis un terme définitif à ma glissade sans que je touche quoique ce soit.
Contrairement à ce que je pensais ce n’était pas fini. Car même s’il était très tôt, cette route était malgré tout fréquentée. Et c’est alors que j’apercus au loin un paire de phare se rapprocher.
Mon esprit ne mit pas longtemps à me susurrer l’idée que ce nouveau véhicule pourrait très bien avoir la même destinée que le mien et que son conducteur sous le coup de la panique donne un coup de frein inapproprié à la vue de mes phares en sa direction.
Heureusement il était encore loin et réussit à ralentir assez pour me laisser le temps en deux manoeuvres de me remettre dans le bon sens.
Je repris alors ma route à faible allure comme vous pouvez l’imaginer .. 50Km/h et je n’accéléra que jusqu’à 70.
J’étais moi-même surpris de ne pas être plus tremblant. Je dirais même que je fût d’un calme olympien ce qui m’évita probablement bien des ennuis.
J’ai toujours aimé la vie et ses plaisirs et un tel évènement ne peut que me conforter dans le fait que la vie est trop courte pour ne pas faire ce que l’on veut en faire.
Trop de gens se plaignent de conditions qui leurs sembles injustes ou trop dures, trop de gens passent leur temps à regarder leur voisin ou leur passé.
Et pourtant ils ne font rien et attendent. Oh bien sûr il est facile de ne rien faire et se dire qu’ainsi ce ne sera pas pire. Chose sûre cela ne s’améliorera pas.
Pour ma part j’adore la vie et je compte bien en profiter encore et toujours. Carpe Diem.

décembre 21st, 2009 on 17 h 19 min
Alors tout et bien qui fini bien … mais mais ce sont des évenements comme cela qui nous rappelle que nous sommes bien peu de choses et qu’il faut savoir profiter de chaque instants …
Je suis rassuré et je compte bien te montrer combien la vie est belle!