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Exaltation des sens (4/4)

by PsychoMoi on nov.15, 2009, under Moi, et mes passions, le sexe

Balancoire

Tel un junky je sentais mon esprit errer dans les limbes de la luxure. Pas vraiment endormis, pas du tout eveillé je laissais mon corps s’abreuver de cette douce drogue qui parcourais mes veines. J’étais dans un état second.

Sans ouvrir les yeux je la sentis se redresser, pivoter puis s’allonger à nouveau. Mon odorat toujours à l’affût me fît comprendre que son intimité était à portée de bouche. Alors que j’avancais ma tête, me guidant sans difficulté grace au phéromones puissantes qu’elle diffusait, je sentis mon sexe hâpé par sa bouche avec une delicatesse qu’elle maîtrisait parfaitement.

Mes lèvres entrèrent en contact avec son sexe qui retrouvait une humidité abondante à chacun de ces mouvements de tête. Il était évident qu’elle prenait plaisir à ce qu’elle faisait et sentir son plaisir ne faisait que décupler le mien.

Serrant sa hanche de mon bras, ma main épousant sa fesse qu’elle épousait à la perfection, je plongeais en elle pour m’abreuver de son jus, ma langue glissant le long de ses lèvres pour y récupérer la moindre goute qui apparaissait comme par magie.

Je fût à nouveau très surpris de sentir mon sexe se raidir alors que j’avais eu un orgasme peu de temps avant. Sans besoin de technique, le plaisir émanait avec tant de puissance de son corps que je ne pouvais en être qu’excité.

Sentant mon membre se raidir dans sa bouche elle posa sa main à la base de ce dernier afin de caresser mes testicules qui commencaient leur danse habituelle. Elle se délectait de la moindre de mes contractions de plaisir causée par sa bouche si habile. Mais ma langue, heureusement, me permettait de calmer son ardeur en lui provocant à mon tour de fortes décharges de plaisir. Saisissant du bout des lèvres son clitoris déjà gonflé je m’appliquait à moi aussi suçoter ce dernier. Et sa longueur est pour moi un ravissement, j’aime faire aller et venir ma langue sur ce concentré d’excitation, de mes doigts découvrir son intimité rose et luisante pour encore mieux le saisir entre mes lèvre et effectuer de douces succions qu’elle rythme de ses coups de reins.

Notre excitation à nouveau à son comble je décidais de m’assoir et l’invita à venir profiter de ce qu’elle avait engendre en s’asseyant sur moi face à moi.

Nouveau plaisir que de la retrouver ainsi face à moi alors que je n’avais pus profiter de la vue de sa jouissance précédente.

Incapable de resister à ses formes je saisissai sa poitrine avec faim pour déposer un baiser sur la pointe, elle aussi tendue, de ses seins.

Une fois bien callé en elle, elle commenca à effectuer de lents allé/retour sur mon sexe en poussant sur ses cuisses positionnées de chaque coté des miennes. Allant parfois jusqu’à presque perdre le contact avec mon sexe pour redéscendre et s’assoir à nouveau dessus tout en me lancant des regards provocateurs.

Elle savait que je ne pouvais me défendre, du moins croyait-elle..

Sans perdre le rythme qu’elle avait trouvé comme idéalement excitant elle continuait sa douce torture tout en plongeant sa poitrine sur mon visage avide. Me concentrant je saisis ses fesses afin de reprendre la maîtrise des opérations. Ma hanche accompagna son mouvement et appuyant sur son séant je parvenais créer une légère faille dans sa concentration.

Sa danse du  plaisir s’en trouvait perturbée. Il ne m’en fallait pas plus.

« Ne crois pas que je ne vais pas me défendre » lui dis-je. Tu te souviens cette glace dans ma chambre .. (regard attisé et interessé de sa part).

Sans un mot elle se leva et prenant ma main me tira dans la chambre. Ne voulant pas perdre mon idée je me coucha sans qu’elle le demande sur le lit et elle voulut alors reprendre la position que nous avions quitté sur le canapé.

« Ah non ! Si je te parle de glace ce n’est pas pour que tu lui tourne le dos.. Alors assise oui mais face à elle, et regarde .. »

Elle gromela .. Je savais qu’elle n’aimait pas forcément se voir. Mais s’executa. Confortablement installé je pouvais à nouveau contempler son dos.

Ses mouvements de bas en haut reprirent leur rythme diabolique. Mais ils ne suffirent pas à me faire oublier mon idée.

Je me redressai pour apercevoir le reflet de notre union dans la glace. Et comme je m’y attendais ce spectacle était un ravissement pour quelqu’un comme moi qui apprecie tant l’érotisme.

« Ecarte tes jambes autant que possible je veux voir »

Elle s’éxecuta sans se faire attendre.

Et regardant son visage je compris qu’elle était tout autant que moi excitée par cette vision de nos sexe unis dans cette danse qu’elle dirigeait.

C’est alors qu’elle eut à nouveau une de ses intuitions, idées, envies dont elle a le chic.

Elle se releva un peu plus jusqu’à ce que mon sexe quitte complètement son intimité. Puis de sa main elle le guida jusqu’à l’entrée plus étroite. Comprenant la manoeuvre de me rallongeait pour assister à ce spectacle aux premières loges. Ses jambes encore bien écartées, je posais mes mains sur ses fesses pour les écarter et ne rater aucun détail.

Avec délicatesse elle fît redescendre son corps sur l’objet de son désir. Mon sexe noyé sous sa cyprine n’eut aucun mal à la pénétrer et confiante, parfaitement détendue, elle s’assit au plus profond de ce qu’elle pût terminant son mouvement par un mouvement de tête en arrière qui déposa sa longue chevelure sur mon torse.

Elle reprit son mouvement et commenca à nouveau à gémir de plaisir, de ces gémissements qui vous donne envie de saisir ces hanches et y imprimer de violents coup de reins.

Submergé par tant de plaisir je faillis à nouveau céder à la tentation de jouir en elle ainsi mais je me repris juste à temps. Mon idée n’était pas encore atteinte et ce changement, très agréable qu’elle avait entamé dans mon plan sans le savoir, ne perturbait en rien la suite que j’avais en tête. Bien au contraire.

Je me redressai à nouveau, saisissant sa poitrine à pleine main et au creux de son oreille lui dis.

« Tu as faillis réussir, à mon tour de jouer… ou plutôt à toi de jouer. Caresse toi et regarde ton plaisir .. fais toi jouir .. et tu sais ce que tu y gagnera.. »

Sa main glissa lentement, presque timidement à son sexe gonflé et encore entrouvert de nos précédents jeux.
Coutumière de cette pratique sa main glissait avec aisance sur son bouton raidit qu’elle caressait avec précision alors que sa hanche ne cessait de monter et descendre sur mon sexe prêt à exploser.

Mes yeux captaient cette scène digne d’Histoire d’O dans la glace qui nous faisait face. Nos corps bougeant lentements mais dans une intensité qui iradiait la pièce.

Lentement elle fît pénétrer deux de ses doigts en elle. D’un sourire amusé elle découvrit qu’elle pouvait sentir mon sexe qui se trouvait tout proche. L’excitation qui en résulta fît le reste.

Elle accéléra ses mouvements et ses hanches tombèrent une ultime fois sur moi alors que sa main se retrouvait noyée sous la cyprine qui s’écoulait de son sexe. Ses râles se transformèrent à nouveau en cris.

Je saisis l’occasion pour m’allonger afin qu’elle me sente encore plus profondément en elle et surtout que ses doigts captent les contractions de ma jouissance qui à nouveau venait inonder ce lieu ou je me sentais comme un bijou dans son écrin.

Son orgasme fût tellement violent que son corps submergé par tant de plaisir se décontracta intégralement et qu’elle faillit basculer en arrière. De mes bras je ralentis sa chutte et accompagna celle-ci pour que doucement elle puisse s’allonger comme nous nous étions déjà endormis sur le canapé.

Un peu inquiét je regardais son visage et y vis ses yeux fermés tentant de retenir une larme naissante qui coula le long de sa joue.

Elle se retourna pour me faire face et m’embrassa sans un mot.

Aucun mot ne pouvait exprimer ce qu’elle ressentait. Mais je compris.

Fin.

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« Encore » ou « Les grands moments de solitude »

by PsychoMoi on nov.11, 2009, under Moi, et elle, et mes passions, le sexe

eroticAu début de ma sexualité, les découvertes faisant, je fût grand consommateur de plaisirs et surtout d’orgasmes. Jeunesse et fougue en poche rien ne pouvait me faire m’arrêter j’étais insatiable autant à donner que recevoir du plaisir.

Autant ma jeunesse « sexuelle » pouvait être un atout en terme de vigueur et de curiosité autant il serait vaniteux de dire que j’étais à l’abri de la moindre défaillance. Mon excitation étant rapidement à son comble je devais lutter pour ne pas céder à la tentation.

Puis, l’age faisant, ce que je perdais d’un coté se trouvait devenir un atout de l’autre. Mon expérience grandissait avec ma curiosité et ce qui à une époque me semblait le summum du plaisir se trouvait balayer par de nouvelles aventures et expérimentations. Ma fougue d’antan laissait place à une certaine sagesse. Ce que je ne regrette aucunement car j’ai ainsi pus découvrir ce que signifie prendre son temps et l’immense plaisir pouvant être procuré par ce biais.

Plus jeune j’adorais déjà les préliminaires comme certains aiment à les qualifier. Mais j’étais quelque peu impatient de passer à la suite. La sagesse m’apporta le bénéfice de transformer ces préliminaires en réelle pratique et m’ouvrit la porte à une foule de moyens permettant d’amener ma partenaire vers des plaisirs qu’elle ne connaissait que peu voir pas du tout.

Tout au long de ce cheminement j’appris aussi beaucoup sur moi-même. Et entre autre ce qui pouvait faire naître chez moi le désir, mais aussi ce qui me procurait du plaisir. Et sur ces deux points l’age ne fût pas réellement un avantage pour mes partenaires qui suivirent.

Peut être du fait de mon coté féminin plus développé que chez nombre d’homo-erectus les clés de mon désir tout comme celles de mon plaisir devinrent de plus en plus difficiles à trouver et activer. Faute il est vrai à mes nombreuses et peu communes expériences en tout genre et nombre de partenaires pas nécessairement en phase avec moi.

Et comme certains hommes peuvent se retrouver dérouter lorsqu’ils n’arrivent pas à donner du plaisir à leur partenaires, de plus en plus de mes partenaires se trouvaient tristes voir insultées de ne pouvoir me procurer du plaisir.

Avec le temps j’appris à faire avec et à « aider » mes partenaires en faisant appel à mon imagination. Cependant un effet pervers à cette manière de faire me mis dans des situations plus que délicates à certaines occasions.

Toute femme normalement constituée à généralement après un premier orgasme, un envie irrépressible d’en avoir un second. Ce que je peux tout à fait comprendre. Je fais donc mon possible pour satisfaire ce besoin naturel. Seulement voila, pour arriver à donner du plaisir à ma partenaire il faut que j’en ai un minimum ne serait-ce que psychologique. Or ce minimum est aujourd’hui difficile à atteindre pour moi.

Quoiqu’il en soit je suis toujours assez imaginatif pour trouver des solutions à ce problème et mes partenaires n’y voient en général que du feu. Mais je suis humain et donc loin d’être parfait. Et l’une des pires choses qu’une femme puisse me faire, à son insu, c’est me demander de lui procurer un orgasme de plus alors que je ne suis psychologiquement pas du tout en mesure de lui donner.

Il est difficile avec des mots d’exprimer l’extrème désarroi dans lequel je peux être lorsque ma compagne, un grand sourire au lèvres, me dit « Encore » … et attend.

Certaines ont très mal prit que je ne puisse satisfaire une fois de plus leur désir, d’autres pensèrent à une panne physique. J’ai tenté nombre de parades (le cunnilingus étant ma préférée) mais celles-ci ne sont pas forcément en phase avec les attentes de mes partenaires.

D’autres se sont retrouvées penaudes lorsque je leur répondais ok .. alors excite moi ! Et bien évidemment, soit elles se trouvaient sans la moindre imagination ou alors n’avait aucun savoir faire dans cette situation ce qui les frustraient au plus haut point.

Car autant les femmes prennent un plaisir (bien souvent justifié il est vrai) à clouer au pilori leur partenaire qui n’arrive pas à les exciter autant ces même femmes oublient de faire leur autocritique dans ce domaine. Exciter un « jeunot » ou un taulard fraîchement libéré no problem, mais exciter une personne qui connait et pratique la sexualité comme un art cela en revient à tenter d’appater un tigre avec une souris.

Certaines pensent avoir une idée lumineuse en utilisant la fellation comme arme ultime seulement, même dans ce domaine, je leur donne bien du fil à retordre si je peux me permettre cette expression.

Les partenaires et les années passèrent et je mis fin à ces situations délicates en choisissant mes partenaires avec de plus en plus d’attention sur leur capaciter à considérer le sexe comme un vrai partage plutôt que comme un jeu. Ce qui est chose rare et je dus donc réduire mes rapports voir les stopper définitivement ce qui ne me dérengea nullement.

Eh puis, une bonne étoile croisa ma route. Ce que je ne pouvais imaginer et espérer se produisit. Nous sommes l’un et l’autre très similaire sur de nombreux points en dehors de toute considération sexuelle.

Mais la chance et nos expériences nous prouvèrent que même dans ce domaine nous étions dans une totale osmose.
Beaucoup de couple, même de longue date, sont parfois de totals inconnus l’un pour l’autre en terme de sexualité. Nous dès le premier jour, et sans un mot, nos corps réagissèrent comme s’ils s’étaient toujours connus.

Et je réalisa que ce que je pensais à jamais disparu n’était enfin de compte qu’en sommeil. Je ne cesse de la désirer, et la réciproque est vraie. Nous n’avons pas de limites à nos envies et les exprimons sans aucune retenue ou gêne.

Cette rencontre fît renaître chez moi des sensations que je n’avais plus ressenti depuis mon adolescence. Cette envie irrépressible de donner du plaisir et d’en recevoir. Cette capaciter à donner du plaisir à n’en plus finir.
Mais l’élément qui me fît définitivement comprendre qu’elle était celle que je n’attendais plus c’est sa faculté à me donner du plaisir et ce de multiples fois dans un laps de temps très court. Chose physiquement quasi impossible chez un homme. Et vous en savez quelque chose mesdames. Combien d’entre vous se sont plaints de voir leur compagnon s’affaler d’un sommeil profond après son premier orgasme.
Et je dois avouer que j’aurais pus tomber dans ce travers, mais non, elle sait, elle sent, et elle me désir. Et son désir elle le laisse s’exprimer et sait l’exprimer ce qui a pour conséquence d’éveiller encore et toujours le mien. Tout comme la réciproque est vraie. Quoi de plus plaisant de sentir quelqu’un vous désirer, quoi de plus plaisant de sentir quelqu’un avoir du plaisir de par vos gestes, vos mots.

Bien sûr, nous avons encore beaucoup à découvrir de l’autre, le corps humain regorge de sources de plaisirs parfois inconnues, parfois bien dissimulées mais ô combien puissantes. Mais c’est aussi pour nous l’occasion d’en jouer et d’en tirer plaisir. Nous sommes assoiffés du plaisir de l’autre. Et tout nouvel élément permettant de lui en procurer est une immense porte ouverte vers de nouvelles expérimentations.

Nous ne conceptualisons pas le plaisir ni le sexe. Nous le prenons pour ce qu’il est. Et pour nous c’est avant tout une évidence, et le naturel de nos exprits épicuriens.

A bien y réfléchir, sans aucun effort nous pourrions ruiner n’importe quel sexologue et sauver nombre de couples qui persistent à penser qu’un tel personnage peut les aider. Mais à quoi bon ? Si ces personnes en arrivent à de telles extrémités c’est qu’elles se mentent à elles-même. Il serait peine perdue d’essayer de les aider.

Quoiqu’on en dise le sexe est le plus grand tabou de notre société et ce bien après la mort. Alors j’en entends certaines venir me tenir tête en me parlant de leur sextoy récemment aquis .. via internet ou lors de réunion. Ne me faites pas rire. Depuis quand sait-on conduire en achetant une voiture ? Et si vous en arrivez à un tel achat la raison n’est elle pas que vous avez besoin de cet artifice ? L’utilisez-vous à deux ? Bien sûr que non.
Posséder un sextoy ne fait pas de vous des femmes nécessairement matures sexuellement. Cessez de croire que le sexe cela s’apprend. Ayez le courage d’en parler vraiment librement sans rougir et d’agir en phase avec vos désirs et là oui vous aurez fait un grand pas.
Et messieurs vous n’êtes pas mieux. De vrais néandertaliens dans vos actes et pensées.

Bref, pour en revenir à ce billet. Mesdames, si vous voulez anéantir votre compagnon qui vient de vous donner un orgasme, demandez lui s’en un autre presque aussitôt. Et s’il en est incapable, tentez de relever le défis de lui prouver que c’est possible.

Elle a relevé le défi avec brio et à maintes reprises. Se billet est mon remerciement à ce qu’elle a su reveiller.

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Un jour … peut-être

by PsychoMoi on sept.30, 2009, under Moi, et mes passions, le sexe

tantramassageMa première foispassée mes conquêtes se succédèrent.

Je ne suis en rien un appolon par mon physique et étant doté par la nature d’attributs « normaux », je n’ai pas eu plus de chance que lui dans le domaine de l’amour.

Cependant aujourd’hui je peux dire, sans prétention aucune, que j’ai la chance d’avoir un certain don pour procurer du plaisir. Comme il est fréquemment écrit  »ce n’est pas la taille qui compte l’essentiel étant de savoir s’en servir ». Et sur ce point je peux confirmer. La biologie donnant, elle aussi, raison à ce principe.

Quoiqu’il en soit, j’ai toujours eu à l’esprit le plaisir de ma partenaire avant le mien. De plus, ma mécanique du plaisir ne fonctionne que si ma partenaire a du plaisir. Sur ces bases et partant du principe que chaque être est différent il me fallait patience, attention et créativité pour chercher et trouver les clés de leur plaisir.

Bien sûr, je n’ai pas toujours trouvé. Donner du plaisir à une femme normalement constituée et non frustrée est d’une extrème difficulté. Tout comme j’ai connu certaines femmes qui atteignaient l’orgasme avec beaucoup de facilité. Mais cette difficulté apporte un charme certain à la relation.

Pour autant un mal commenca à me ronger de l’intérieur au fil des rencontres. Je donnai du plaisir, et j’étais flatté de ce constat. Mais je me rendis compte que pour ma part j’en avais de moins en moins.

Comme à mon habitude face à un problème je cherchai les causes de cette variation. Jusqu’au jour ou cette cause me sauta au visage comme une évidence. Mes partenaires, plus ou moins actives, ne parvenaient pas à m’en donner.

Pour bien comprendre, faisons un ralenti sur une situation classique ou je me suis souvent retrouvé.
Moi cherchant à donner du plaisir à ma partenaire et elle appréciant le moment. Jusqu’ici rien d’anormal. Après quelques instants, certaines, commencent alors à se dire qu’il n’est pas normal que je sois le seul à célébrer le plaisir. Leur réaction dans 99% des cas est alors de commencer une fellation plus ou moins réussie. Je dis certaines car les autres, les plus pressées, se « soulagent » de cette corvée en général « avant ». Se disant qu’ainsi je serai bien chaud. Et pour les plus imaginatives (?) elles entament une masturbation aléatoire et maladroite. Rien de très sensuel tout ca n’est ce pas ? Je vous le fais pas dire !
Peu importe me disais-je. L’essentiel étant qu’elles aient du plaisir je  faisai alors qu’elles puissent au moins se sentir satisfaites de celui qu’elle me procurait (?). Grosse erreur j’en convient. Mea Culpa. Mais ils vous arrive de simuler aussi mesdames. Sachez maintenant que ce n’est pas votre provilège absolu.
Ceci fait je reprenais mon chemin vers leur plaisir, qui au passage s’était un peu altéré. Jusqu’au moment ou certains signes évidents faisaient résonner le « clic » du cadenas s’ouvrant. L’objectif atteint la plupart ont alors ici aussi la même réaction, elles veulent maintenant que je leur donne ce qu’elles attendent et je réponds à cette demande avec plaisir puisque j’y prend plaisir. Je jouis, ou pas .. selon ma partenaire il est de bon ton de savoir la mener à l’orgasme et être presque immédiatement prêt à revenir pour une seconde escalade de plaisir.
A l’issue nous avons tous les deux obtenus ce pour quoi nous étions là.

Alors de quoi se plaindre ? Ceux et celles qui se posent cette question feraient bien de lire la suite même si quelque part je me demande si cela en vaut vraiment la peine. Peu importe ceci étant mon journal il est avant tout pour moi.

Je fais partie d’une espèce d’hommes qui ne considèrent pas l’orgasme comme une fin en soi. Bien sûr je reste un homme et mécaniquement je peux parvenir au plaisir à coup sûr. Ce qui nous distingue, entre autre, des femmes sur l’accession au plaisir. Et encore, même mécaniquement, je préfère depuis longtemps m’en passer.

En faisant ce constat sur l’orgasme, je commencai à faire la lumière sur mon problème initial. Mon manque de plaisir. Il devenait évident que mon coté « féminin » dans ce domaine était plus présent que je ne l’imaginais.
La conclusion était alors évidente. Mes partenaires devaient elles aussi chercher, prendre le temps, être créatives pour déverrouiller mon plaisir.

Comprenant cet état de fait, une pensée ironique me vint à l’esprit. « Tu es mal barré mon gars, attendre cela d’une femme, c’est risquer à coup sûr d’être pris pour un profiteur ». Puis d’une pensée plus terre à terre. C’est quand même le comble me voila dans la peau d’une femme (un film avec Mel Gibson sur ce sujet, me fait souvent penser à cette période de réflexion). Il me faut du temps pour parvenir au plaisir. Je ne suis pas une machine.

Alors j’essayai malgré tout d’en faire part à certaines partenaires plus « ouvertes » et aptes, du moins je le pensai, à comprendre cette problématique. En vain. Et je ne me voyais pas leur expliquer comment faire sachant qu’elles reproduiraient alors, avec soin c’est certain, mes conseils. Ce qui aurait pour effet de supprimer totalement l’effet de surprise et d’enlever de fait tout originalité.

Je passe sur mes années de « vie à deux » qui sont la cause principale du désert sexuel des couples actuels. Même avec une partenaire active, très peu passent le cap fatidique sans encombres et continuent à avoir une sexualité satisfaisante. Et je sais de quoi je parles

Je pris alors une décision. J’allais fonctionner de manière empirique. Multiplier les partenaires, les expériences pour peut-être trouver celle qui pourrait me compléter. Je dis bien compléter et pas me satisfaire. Je ne cherchai pas à recevoir uniquement. Mon plaisir étant dans le partage. Le vrai.

Grave erreur, le mal empira. Ma curiosité prit le dessus, au détriment de ma recherche initiale. Les conséquences, qu’à l’époque je considérai comme catastrophiques, se sont, avec du travail de réflexion sur soi, avérées être une excellente leçon.

Je me suis noyé dans la luxure la plus totale. Carpé diem me disais-je. Bi-sexualité, échangisme. Pratiques plus « border line » comme certain(e)s puritain(e)s aiment les qualifier mais pour lesquelles ils sont tous très attirés : relations D/s, BDSM, et d’autres que je ne citerai pas ici. Ce n’est pas l’objet de ce billet.

Je suis sortis écoeuré du sexe après cette période. Et très décus. Décus de constater qu’enfin de compte toute ces pratiques sont, pour la plupart de ceux qui s’y adonnent, plus une tentative de sortir du conformisme qu’une réelle  manière de prendre du plaisir. Je dis bien pour la plupart. Car j’ai aussi croisé lors de mes rencontres des gens extrèmement intéressant et pleinement en adéquation avec leurs pratiques. Mais ils sont très très rares et en général s’auto-confinent dans leur « trip » occultant tout autre forme de plaisir. Je respecte cela mais ce n’est pas ma philosophie.
Last but not least mes fantasmes étaient tous devenus réalité. Moi qui suit un cérébro-sexuel (je dépose le brevet pour l’expression gare à celui ou celle qui me la pique) me voila mal barré.

Vinrent ensuite les aspects positifs de cette boulimie et la vraie leçon de ces expériences. Sinon à quoi aurait-elle servit ?

Dans les aspects positifs je peux citer le fait que j’ai ainsi largement étoffé mon catalogue (si je peux dire) de plaisirs. Chaque pratique apportant une variété non négligeable de possibilité d’accession au plaisir pour autant que l’on ait l’esprit assez ouvert pour cela.
Autre aspect positif, je sais ici aussi de quoi je parles. Ce qui me permet dans certaines discussions, ou je prend soin de rester spectateur, de rire intérieurement de certains préjugés, ou de certains exploits relatés et complètement inventés.

Cependant, je n’avai toujours pas résolu mon problème. Et je vais lever de suite le mystère. Il ne l’est toujours pas.

Alors voila pourquoi aujourd’hui je suis las de donner du plaisir et ne pas en recevoir. Je sais maintenant exactement ce que peut ressentir une femme dans une telle situation. Et je comprend tout à fait qu’elle baisse les bras face à une telle incompréhension de son plaisir.

Parfois, lors de quelques rares première fois je me dis c’est peut être la bonne. Les rencontres suivantes me font déchanter. Voyant ce que je peux offrir elles profitent et je les comprend. Les hommes font ainsi .. et à cause d’eux .. je paye par procuration.

Alors j’attends. Je préfère cela plutôt que perdre mon temps…

Et je rêve de celle qui saura apprécier ET donner. Celle qui aimera les regards emplis de désir, les gestes raffinés et précis. Celle qui aimera prendre son temps. Celle qui appreciera tout autant se parer pour elle que pour l’effet que cela aura sur ma personne. Celle qui pourra avec moi venir jouer dans mon arène. Celle qui se substentera dans l’art de faire monter le désir et jouera avec moi à qui fera monter le plaisir au plus haut. Je rêve de sommets.

Ce jour là je lui offrierai mon livre et elle le sien. Ce jour là nous ouvrierons la porte à un univers de plaisirs toujours renouvelés.

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