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Oui mais non..
by PsychoMoi on nov.01, 2009, under Mes réflexions, sur les humains

En créant ce blog, comme je l’ai écris dans l’ »à propos », ma motivation était entre autre d’analyser les humains qui m’entoure et leur curieuse manière de réagir dans des circonstances diverses et variées.
Je vais donc dans ce billet prendre un exemple qui après constatation semble assez généralisé (3 constats en moins de 2 mois.. )
Depuis quelques années la tendance (mode ?) du mariage tend à se faire plus rare quoiqu’en disent les médias. Mais comme ils sont sous la coupe de l’état .. ils écrivent ce qu’on leur autorise d’écrire. Bref, ceci a engendré naturellement un plus grand nombre de personnes célibataires (divorcées ou non).
La plupart de ces personnes, contrairement à ce qu’elles affirment haut et fort, ne vivent pas cette situation pour le mieux. Et la raison en est simple, elles ne peuvent vivre seules.
Mais chat échaudé craint l’eau froide .. ayant déjà vécu de fait un échec, et probablement de nombreux par la suite elles ne souhaitent plus envisager la possibilité d’une relation viable ou tout au moins réellement agréable dans laquelle elles s’investiraient.
Mais commencons par le début. Ce bon vieux cliché de la belle au bois dormant. Le prince, le baiser, la robe, le bébé, le pavillon …. le divorce ou la séparation. On ne peut plus classique et téléguidé par l’éducation, la société et son rythme, les médias, les amis (?)..
Une fois l’échec atteint plus personne pour vous relever et vous tenir la main .. et ca fait mal ! Alors on encaisse, on se renforce sa carapace en se disant que l’on ne nous y reprendra plus.
Mais le cliché est tenace .. à la manière des religieux les croyances sont solidement encrées.
Alors après avoir repris pied deux attitudes apparaissent : la vengeance, et l’espoir.
La vengeance se caractérisant par la multiplication des petits pains (aventures) .. attitude autodestructrice dans laquelle l’individu se complait en se disant que c’est lui qui dirige et mène la danse. Ce dont il ne se rend pas compte c’est qu’intérieurement le mal le ronge. Et que ce qu’il prend pour une force est une immense faiblesse à assumer son incapacité à croire en l’autre. La spirale de ce comportement a 2 fins possibles. La sollitude éternelle avec un mal être constant ou alors la résignation .. on choisit le ou la « plus acceptable » en se disant que de toute manière ce ne sera pas pire que la première fois. En effet, mais que ces personnes n’espèrent pas être à nouveau heureuses un jour. Cela va durer un temps (rapide) .. puis la sclérose va commencer de l’intérieur.
L’espoir est quant à lui dédié aux éternels rêveurs. Ces personnes ont besoin de croire que le cliché n’en est pas un et que forcément tôt ou tard le prince ou la princesse viendra les reveiller. Bis repetita .. l’issue étant la même. Bien sûr ils ont pris certaines précautions pour ne pas souffrir comme la première fois donc pas de mariage, pas d’enfants .. mais on s’investit .. toujours trop .. pour se dire .. au moins j’aurais tout fait pour que ca marche .. et si ca ne marche pas ca sera de sa faute (à l’autre).. Et au bout du compte ca ne marche jamais car le cliché n’est .. qu’un cliché. Mais combien de fois et de temps mettrons ces personnes à le comprendre et comment réagiront-elles à ce moment là ? Chose sûre le reveil sera très douloureux ..
J’ai bien évidemment croisé de telles personnes Marie étant l’une d’elles. Et plus précisément dans la catégorie « espoir » (oui ca fait très JO tout ca .. ).
Il existe une troisième catégorie, plus rare, que je nommerais les « que de la gueule ». A associer avec les vengeurs. Ces personnes aiment jouer avec le feu mais de loin et si possible avec une combinaison ignifugée. Eternel peureux ils commencent et ne finissent jamais ou fuient à la moindre alerte. Les conséquences sont les même que pour les vengeurs.
Puis arrive le jour ou ces personnes croisent quelqu’un de différent (oui moi entre autre !). Une petite lueur d’intérêt commence à poindre. Puis la lueur devient lumière puis spot. Vient alors la grande question tôt ou tard .. on fait quoi maintenant ?
Et c’est là que les athéniens s’atteignirent ..
Ici aussi deux cas de figure.
Le premier, le plus simple et le plus sensé sur le plan humain. Ben on essaye et on verra bien mais surtout on part pas en vrille dans un délire que l’on ne peut prévoir. Donc on profite et on s’investi autant que faire se peut mais toujours en respectant l’autre. Si ca déconne eh bien au moins on aura essayé. Cette situation à ceci d’idéal c’est qu’elle permet d’allier le plaisir de bons moments avec la possibilité potentielle de découvrir enfin la personne que l’on cherche. A noter que les vengeurs ne cherchent pas cette relation ils cherchent à (se) faire mal sans s’investir aucunement.
Le deuxième cas, qui m’a fait rédiger ce billet, les suicidaires. Le mot est fort et pourtant vous allez comprendre. Ces gens là savent pertinemment que cette personne différente correspond en de très nombreux points à leurs attentes et la réciproque est vraie. Pour autant une force intérieure les pousse à faire volontairement échouer ce qui se dessine en lancant un boulet de canon sur le spot.
Mais pourquoi une telle réaction ?
La peur de souffrir .. à nouveau. Ce qui peut très bien se comprendre. Mais pourquoi ne pas « essayer » ? Par flemme et à nouveau par peur. Pas ou plus envie de s’investir. La ou ces personnes sont dans l’erreur c’est qu’elles laissent passer de rares occasions de vérifier qu’il n’y a pas que des mauvais choix. Bref, ces personnes vont, comme les vengeurs, tourner en rond pour en arriver toujours au même point.
Ces personnes ont une propension naturelle à l’automutilation. Elles considèrent que n’ayant pas réussie du premier coup elles sont condamnées à errer à jamais dans le désert de leurs sentiments. Certaines ont se comportement en espérant que quelqu’un leur tendra la main .. et elle pourront à nouveau ainsi lancer le boulet de canon pour ensuite se faire plaindre de leur sort. Marie est ainsi.
Ayant déjà essayé maintes et maintes fois de lui ouvrir les yeux et lui faire accepter l’idiotie de son comportement je suis maintenant las de son petit cinéma intérieur qu’elle se fait, me mélant par là même à son histoire.
Alors qu’en parallele elle reconstruit son chateau (pavillon) de princesse en pressant le compte en banque de son nouveau compagnon de vie et profite de son mi-temps thérapeutique pour, toujours sur le budget bien aidant de monsieur, partir en vacances avec sa progéniture ..
Dernière lubie de sa part, changer de voiture. Sachant qu’ils ont déjà acheté un nouveau véhicule familiale il y a 1 an environ. Et elle est arrivée à ses fins .. elle me l’a même annoncé par SMS de manière très succinte « j’ai ma nouvelle voiture » .. bien sûr pas un petit mot pour savoir comment j’allais (même si je n’ai pas besoin de ca). Non juste l’expression de son autosatisfaction .. et je savais que cela ne suffierait pas. Voyant que je n’avais aucune réaction fasse à son message elle a donc engagé une nouvelle branche de la spirale c’est à dire la période .. dépressive .. ou de ce que j’appel la « pseudo » dépression utilisée pour se faire plaindre.
Ci-dessous sa grande scène du 3ème acte comme elle sait si bien le faire ..
Il y a un mois je présageais de ma réaction vis à vis de notre « relation ». Son cirque de petite fille gatée et malheureuse vient définitivement de me lasser. Je vais donc faire tomber le couperet et la regarder s’embourber. Je vais lui annoncer ce qui lui fait le plus peur. C’est à dire lui dire que j’ai rencontré quelqu’un, et que je tire un trait définitif sur ce qui aura été « notre histoire » sans discussion possible ou compromis envisageable du genre … un ptit coup en semaine vite fait comme au bon vieux temps.
Que je sois « présent » ou pas elle aura de toute manière la même attitude autodestructrice citée précédement. Elle va profiter de tout ce qu’elle peut … bien évidemment son compagnon ne va plus supporter cette situation très longtemps et va tout faire pour s’en séparer .. et s’il y arrive .. elle sombrera à nouveau comme lors de son premier divorce. A la différence que dans ce dernier cas j’était là pour la relever. Normal elle avait fait une erreur ce qui est humain. Mais elle la réitère et ca c’est une erreur. Je lui avais dis qu’elle allait trop vite à emménager avec quelqu’un, qu’elle devrait prendre le temps. Mais elle-même, après quelques mois de célibat m’avait anoncé que la sollitude lui pesait trop .. elle a donc prit le premier venu .. etc ..
Comme pour de plus en plus de choses j’ai cessé la complaisance. Perte de temps et abus de la part de certaines personnes qui ne veulent pas écouter alors qu’elles viennent demander conseil et qu’on leur tend la main.
Nous (les vrais solitaires) servons de référence à des rêves de personnes incapable de faire LE geste qui les sauvera. Elles nous envies mais persiste à affirmer que leur vie est géniale .. tant qu’elle l’est .. puis au moment ou tout s’écroule nous font réapparaitre dans leur vie fade et dont l’issue leur fait peur.
La souffrance suite à une séparation
by PsychoMoi on sept.22, 2009, under Mes réflexions, sur la vie à deux
J’ai, dans ma vie, vécu 2 « grandes histoires ».
J’entends par « grandes histoires », des périodes de ma vie ou je n’ai pas vécu seul et pour une durée non négligeable puisque supérieure à 5 ans à chaque fois.
La première de ces histoires fût ce que j’appelle une « erreur de jeunesse ». Vous savez ces erreurs que l’on ne peut deviner car nous n’avons pas l’expérience nécessaire à juger avec réalité de la situation.
La seconde erreur n’aurait pas dûe survenir. Et je l’avais « vue venir » et prévenus que je ne souhaitais pas revivre avec quelqu’un sous mon toit. Malheureusement l’on m’a menti et ma (connerie) gentillesse fût la source de mon erreur d’appréciation.
Mais je reviendrai sur ces périodes de ma vie. Cette introduction ayant pour but de vous faire comprendre la suite de ce billet.
Nous avons tous eu à vivre une séparation. Et certains d’entre nous vivent alors une sorte de grand vide. Pour d’autres, c’est bien pire. La médecine parle alors de « dépression ».
N’ayant jamais eu de tels passages à vide après mes séparations, je me suis toujours étonné et interrogé sur les sources de ces souffrances. Et leurs légitimités.
La décision de se séparer n’est jamais prise sans raisons. Elle est prise avec plus ou moins de temps. Certains cherchant, parfois légitimement, des moyens de l’éviter. Je reste sur ce point sceptique. Le naturel revenant souvent au galop.
Cette séparation a bien souvent comme causes : l’infidélité, des ras le bol de l’autre et de ses manies, et plus rarement des incompatibilités flagrantes sur des thèmes plus égocentrique comme la politique, la religion…
La première raison étant souvent le résultat de la seconde…
Dans tous ces cas l’un des deux vivait déjà dans une souffrance. Et cette séparation sera le seule moyen d’appaiser cette souffrance.
Quant à l’autre, s’il ne souffrait pas déjà, il pourra au moins se dire que la situation à plus long terme aurait été bien plus catastrophique.
Beaucoup de personnes pensent aussi qu’elles ne rencontreront plus jamais personne d’aussi bien. C’est bien vite oublier ce qui a causer la séparation…
Et vivre dans le regret ne fera pas revenir la personne. C’est aussi oublier les millions qui nous entoure. Un peu réducteur de voir le ou la partenaire de vie idéal(e) se résumer à 1 seule personne.
Par ailleurs, à moins d’une chance extraordinaire, personne ne peut rencontrer dans sa première ou deuxième expérience à deux LA bonne personne.
Vivre à deux c’est nécessairement accepter les « petits défauts » de l’autre et il y en a toujours. Donc, pour les biens pensant, être tolérant.
Grave erreur. Car à long terme ces « petits défauts » deviennent pour l’autre un ver qui grossit et ronge de l’intérieur jusqu’à .. faire exploser le couple.
Alors considérez cette séparation comme une chance. Chance d’éviter bien pire.
Et rappellez vous que nous sommes bien nombreux sur cette planète. Et à défaut gardez en tête cette phrase bien connue « Mieux vaut vivre seul que mal accompagné« .
Alors patientez et profitez de la vie. Elle recèle de bien nombreux plaisirs.
Des deux personnes dont je me suis séparé. La première à énormément souffert et pour autant m’a remercié 9 ans après avec humilité. Elle est maintenant mariée avec un enfant .. et se dit heureuse. Je vous reparlerai d’elle.
La seconde est aujourd’hui elle aussi mariée et avec un enfant. Je la croise même régulièrement. Je ne dirais pas qu’elle semble heureuse. Mais nous y reviendrons aussi.
Pour ma part je n’ai jamais souffert de ces séparations, bien au contraire, car la vie de tous les jours se dégradait inéluctablement et retrouver ma liberté m’a permis de croiser des personnes formidables. Et pas que les croiser….